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General News of Friday, 26 February 2021

Source: cameroonvoice.com

NOSO: Joshua Osih et ces 'acolytes' qui veulent plus de morts

Alors qu'une vingtaine de sénateurs américains ont saisi le président américain quant à une entreprise majeure dans le cadre de la crise anglophone, quelque 62 parlementaires camerounais se sont fendus d'une missive pour faire barrage à l'intervention américaine.


C’est le 22 février 2021 que plus de 62 députés à l’Assemblée nationale camerounaise ont écrit au président Joe Biden en réponse à une récente correspondance à lui adressée par le Congrès américain sur la situation sociopolitique du Cameroun. On retrouve parmi les signataires le tristement célèbre Joshua Osih, le vice-président national du Social democratic front (SDF). Les sénateurs états uniens demandaient à Joe Biden de suspendre des rapatriements vers le Cameroun, conjointement avec la doléance de prendre des mesures sérieuses contre le régime de Yaoundé relativement à sa gestion de la crise anglophone. Joshua Osih, le candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2018 qui avait déploré avec véhémence la négligence et la mauvaise gestion de la crise par le régime en place durant le contentieux post électoral (de 2018), vient de confirmer qu’il a retourné sa veste ou qu’il se moquait de lui-même.

Le député SDF joint en effet sa voix à plusieurs thuriféraires de Paul BIYA pour déclarer « Nous considérons ces remarques sur le Cameroun comme des plus inamicales, désobligeantes et sentant une tentative de ternir notre image, la respectabilité en cherchant à tromper l’opinion publique, à créer la confusion », pointe la correspondance. Alors que le pourrissement dans la résolution de la crise dans les régions à majorité anglophone tombe sous le sens comme une évidence désormais, ces parlementaires feignent d’ignorer la réalité du terrain. Plusieurs voix ont longtemps milité pour une résolution par le dialogue de la crise, à l’instar des sénateurs américains, Josuah Osih et cie leurs enjoignent de s’occuper de leurs affaires et encouragent le rapatriement des camerounais des États-Unis.

Le président américain s’est fort heureusement inscrit en faux de cette option irréfléchie et contreproductive dans la résolution de la crise anglophone. Malgré les assurances et les multiples démarches du régime Biya, le conflit a causé la mort de plus de 3000 civils et militaires à ce jour, et la saignée se poursuit.

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