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General News of Tuesday, 14 July 2020

Source: 24cameroun.com

Négociations secrètes sur la crise anglophone: au cœur d'une grossière manipulation


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Le gouvernement camerounais a-t-il récemment initié une négociation avec les leaders sécessionnistes promoteurs d’un pseudo Etat d’Ambazonie en faveur d’un cessez-le feu dans les régions en crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ? La question reste au centre de l’actualité. Enquête.

L’’information véhiculée par le leader sécessionniste Sissuku Ayuk Tabe à travers les réseaux sociaux le 2 juillet 2020 « n’est pas conforme à la réalité ». Ainsi s’exprime René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication, dans un communiqué rendu le 6 juillet dernier. Nos confrères de l’Agence France Presse (Afp) et de Jeune Afrique se sont certainement mordus- les doigts après ce cinglant démenti apporté par le porte-parole du gouvernement, eux qui croyaient détenir le scoop sur de prétendues négociations entre les leaders ambazoniens et le gouvernement camerounais.

Alors question : comment en est-on arrivé là ? A en croire des sources dignes foi, il s’agit en réalité d’une histoire montée de toutes pièces par un avocat de la défense du leader sécessionniste, Sissuku Ayuk Tabe, actuellement incarcéré à la prison centrale de Kondengui. Pour la petite histoire nous apprenons que tout serait parti dans la soirée du 2 juillet 2020, lorsque le régisseur de la prison centrale de Kondengui est alerté d’un cas suspect de Covid-19 dans l’un des quartiers du pénitencier où sont logés quelques détenus en rapport avec la crise anglophone.

Une fois mis au courant de la situation et surtout après vérification, le régisseur et ses proches collaborateurs de l’infirmerie de la prison découvrent que le cas suspect du Covid-19 est régulièrement en contact avec les leaders sécessionnistes condamnés à perpétuité à qui il rend régulièrement des petits services, notamment des tâches ménagères. Pour venir à bout de ce cas de Covid-19 suspecté, le personnel de l’infirmerie demande au régisseur de faire appel aux équipes spécialisées de prise en charge de l’hôpital central pour des tests rapides et pour une prise en charge éventuelle.

Selon nos sources, lesdites équipes ne vont pas tarder à arriver à la prison centrale de Kondengui. Aux côtés des équipes spécialisées de l’hôpital central de Yaoundé on retrouve des responsables de sendee de sécurité et judiciaire pour éviter un subterfuge de soustraction du pénitencier pour une hospitalisation hors de la prison. C’est à cet instant que l’un des avocats de Sissuku Ayuk Tabe entre en scène et suggère à son client de simuler une infection au coronavirus.


La mayonnaise semble prendre puisque tous les responsables présents vont se rendre au chevet du leader sécessionniste. L’avocat de Sissuku Ayuk Tabe en profite pour solliciter des mesures d’assouplissement en faveur de son client malade et va plus en loin en évoquant le cessez le feu recommandé par l’Onu pour des raisons de pandémie de Covid-19. Ce qui ne convainc nullement les différentes autorités. Pour celles-ci, le chef de l’Etat a déjà suivi ces recommandations en graciant plusieurs détenus.

Pour ce qui est du cessez le feu, nos sources indiquent que les mêmes autorités lui répondent que le forces de sécurité présentes dans les régions en crise assurent la sécurité des populations face aux exactions des terroristes sécessionnistes. Toutes les tentatives de Sissuku Ayuk Tabe et son avocat seront voués à l’échec. Testé rapidement au Covid-19, les résultats des examens en sortent négatifs. C’est à ce moment, indiquent nos mêmes sources que Ayuk Tabe et son avocat trouve un autre subterfuge. Il s’agit de présenter le leader de l’Etat virtuel d’Ambazonie comme un malade de Covid-19. Malheureusement les tests du prélèvement de Sissuku Ayuk Tabe sont tous négatifs.

C’est sur ces entrefaites que le leader ambazonien et son avocat vont concocter un nouveau stratagème en rédigeant une déclaration pour une imminente rencontre de négociation avec le gouvernement. La déclaration est aussi par la suite balancée sur la toile. L’avocat publie ladite déclaration sur la page virtuelle de Sissuku Ayuk Tabe, et envoie un message à des correspondants de l’Agence France Presse (Afp) et de Jeune Afrique. Ces 2 organes de presse s’empressent de publier l’information sans effectuer la moindre vérification. La déclaration est alors ventilée sur les réseaux sociaux pour une tentative de manipulation de l’opinion publique nationale et internationale. Le coup a foiré.

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