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General News of Tuesday, 23 June 2020

Source: actucameroun.com

Municipales 2020 : des maires sur des chaises éjectables


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Les tribunaux administratifs ont annulé les élections dans diverses mairies. Les maires qui sont en poste, ont encore l’épée de la Cour suprême suspendue sur leur tête.


Plus de quatre mois après le double scrutin législatif et municipal du 9 février 2020, le ministère de l’Administration territoriale (Minât) a convoqué les partis politiques à passer dans ses services centraux pour les modalités pratiques en vue du décaissement de la seconde tranche du financement public de la campagne électorale. En respect à l’article 285 du Code électoral qui encadre le financement de la campagne électorale dans le cadre des élections des conseillers municipaux, des députés, des conseillers régionaux et des sénateurs.

Laquelle prévoit un déblocage de fonds en deux phases: la première tranche après la publication des listes de candidats, «au prorata des listes présentées et acceptées dans les différentes circonscriptions électorales». Et «la seconde tranche [qui] est servie, après la proclamation des résultats, aux partis proportionnellement au nombre de sièges obtenus», selon l’alinéa2 de cet article. En clair, les conseillers municipaux sont déjà à pied d’œuvre.

Et pourtant, la page des élections n’est pas définitivement tournée dans certaines communes. Les Tribunaux administratifs ayant invalidé les résultats dans certaines communes du pays. Comme à Mbangassina, Mbouda, Monatélé, Maroua 1er,



Bafoussam 1er, Koutaba, Foumbot et Bandja, .. ainsi que celle de tous les conseillers municipaux de la circonscription de Bourha, Bibémi et Lagdo,.. Dans la plupart des cas, les exécutifs en place ont fait appel des décisions des tribunaux administratifs. Du coup, la Chambre administrative de la Cour suprême est attendue pour trancher en dernier recours. La date du procès est attendue.


Equilibres déstabilisés
Entre temps, les auteurs des plaintes sont impatients de repartir vers les électeurs. «J’attends impatiemment ce procès, car il y a des injustices à réparer. Ce sont les mêmes familles qui se relaient à la tête de la commune; ils disent que nous sommes des fils de planteurs et que nous n’avons rien à faire en politique. Or, les fils de planteurs sont devenus sages «, se bombe Roger Nyassa, candidat malheureux à Mbangassina.

«Je n’ai pas apprécié la manière dont les choses se sont passées. Il y a eu une injustice que je voudrais voir réparer», clame Dr Roger Ngoula, maire sortant de Mbouda qui a perdu l’élection face à son premier adjoint soutenu par le ministre Emanuel Nganou Djoumessi. Dans un contexte marqué de soupçons de corruption des conseillers municipaux. Mais là n’est pas le plus important pour le maire sortant:

«Depuis 1960, il y a deux postes politiques dans Mbouda; le député et le maire: les Balatchi et les Bamessingué se le partageaient et les Nda (groupe dont est originaire le ministre Nganou Djoumessi, Ndlr) avaient le poste de député, les Bamessingué le poste de sénateur; les Balatchi avaient la mairie. Sauf qu’en 2020, alors que le sénat est resté à Bamessingué et le député chez les Nda, la mairie est encore allée dans la même contrée, ainsi que les 2ème, 3ème et 4ème adjoints Bamessingué a obtenu le premier adjoint; les Balatchi n’ont rien obtenu «, explique-t-il.

On a modifié les équilibres et frustré une partie des populations de la commune», commente l’homme qui souligne que «Balatchi est un réservoir de voix pour le Rdpc «. Insistant sur son bilan: «On est passé de ville la plus sale en 2013 à ville la plus propre en 2016; avec une place du cinquantenaire, le meilleur festival,… Et même si le bilan était mauvais comme l’ont taxé certains, tout l’exécutif est solidaire», ajoute-t-il.

Un peu partout, les candidats ayant’ sollicité le tribunal administratif pour faire annuler l’élection de l’exécutif municipal, sont impatients de recourir vers les conseillers municipaux. La cour suprême se fait attendre. Les élus en place bénéficient des faveurs de l’article 195 du code électoral qui dispose en son aliéa 1, que «les conseillers municipaux dont l’élection est contestée restent en fonction jusqu’à l’intervention d’une nouvelle décision ayant acquis l’autorité de la chose jugée».

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