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Politique of Friday, 5 June 2020

Source: cameroon-info.net

Mort de Samuel Wazizi: Jean Michel Nintcheu exige une enquête


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Dans un communiqué publié ce 5 juin 2020, l’homme politique estime qu’à titre conservatoire, «tous les principaux responsables dans la chaîne de commandement des forces de défense et de sécurité chargés de conduire les opérations sur le terrain à Buea durant la période de torture du défunt ainsi que leurs différentes tutelles politiques doivent être demis ou révoqués de leurs fonctions».

Les réactions d’indignation se multiplient trois jours après l’annonce de la mort du journaliste Samuel Wazizi, arrêté et détenu au secret pendant 10 mois.

Dans un communiqué publié ce 5 juin 2020, l’honorable Jean Michel Nintcheu, député du Social Democratic Front (SDF), estime que «les circonstances de son assassinat doivent clairement être élucidées».

«Hier Bibi Ngota, Jules Koum Koum et j'en oublie certains. Aujourd'hui Samuel WAZIZI. Demain à qui le tour? Trop c'est trop! Cette récurrence des assassinats des journalistes doit cesser», dénonce le député du Wouri-Est, dans la région du Littoral.

«En tant que Chef suprême des armées, la responsabilité de M. BIYA est engagée et les coupables, où qu'ils se trouvent dans le haut commandement de nos forces de défense et de sécurité, doivent être sévèrement sanctionnés. À titre conservatoire, tous les principaux responsables dans la chaîne de commandement des forces de défense et de sécurité chargés de conduire les opérations sur le terrain à Buea durant la période de torture du défunt ainsi que leurs différentes tutelles politiques doivent être demis ou révoqués de leurs fonctions. En attendant que l'enquête aboutisse et qu'ils soient traduits devant le tribunal militaire», écrit-il.

Les assassinats des défunts journalistes n'ont jamais connu un aboutissement judiciaire. Les enquêtes ouvertes n'ont jamais donné de suite. L'exécutif et le judiciaire n'étant jamais parvenus à démêler l'écheveau relativement à la répression sauvage des journalistes, poursuit-il, «les députés doivent prendre leurs responsabilités. L'urgence de la mise sur pied d'une commission d'enquête parlementaire s'impose pour lever toutes les zones d'ombre qui entourent ce crime insoutenable».

Pour rappel, le ministère de la Défense a officiellement réagi, ce vendredi 5 juin 2020, au sujet de la disparition du journaliste Samuel Wazizi. Selon le communiqué du porte-parole du MINDEF, le journaliste est décédé «le 17 août 2019 des suites d’une sepsis sévère. Il est donc clairement décédé des suites d’une sepsis sévère et non pas d’un quelconque acte de torture ou sévisse corporel».

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