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General News of Tuesday, 8 June 2021

Source: L'Indépendant n°594

Minresi-Covidgate : Oyono Essame et les millions des proches de Paul Biya

Le Pr Oyono Essame de l'IMPM Le Pr Oyono Essame de l'IMPM

Le Dg de L’Institut des Recherches Médicales et d’Etudes des Plantes Médicinales (Impm) est actuellement victime d’une campagne de déstabilisation orchestrée par des pontes du régime tapis dans l’ombre.

Les auditions des membre;, du gouvernement et autres prestataires ai Tribunal criminel spécial (Tes) ‘dite au rapport accablant de la Chambre des comptes de la Cour suprême sur la gestion des fonds Covid, donnent lieu à des règlements de comptes politiques. L’une des victimes expiatoires, c’est Oyono Essame, Dg de l’Impm. Il fait les choux gras de la presse écrite financée à coût de millions par des pontes du régime tapis dans l’ombre. Il est présenté comme futur bagnard de la prison centrale de Kondengui.

Les documents se rapportant à la gestion des fonds de riposte contre l’épidémie à Coronavirus au ministère de la recherche scientifique et de l’innovation (Minresi) parvenus à notre rédaction, font état d’une mésentente entre l’Impm et son ministère de tutelle, le Minresi.Selon nos sources,Oyono Essame aurait refusé d’écrire f, sur l’emballage des médicaments “fabriqué par l’Impm/Minresi Came-roun” comme l’a recommandé sa hiérarchie.



Pour les proches du directeur de l’Impm, il est maladroit d’écrire que c’est l’Impm qui a fabriqué les médicaments alors qu’ils ont été fabriqués par l’entreprise Indienne Zaneka. De l’autre côté, les proches du Minresi estiment que madame le ministre avait déjà annoncé dans les médias que l’Impm avait la charge de la fabrication des médicaments. « Se dédire après, c’est discréditer le membre du gouvernement”, clament certains.



Résultats des courses : plus de 14 tonnes de médicaments sont stockés depuis plusieurs mois alors que les Camerounais meurent faute de médicaments. L’Impm n’avait du reste pas la capacité de fabriquer ces médicaments. De sources concordantes, l’Impm ne détient pas la licence de fabrication destinée à cet effet. Donc, ne pouvait recevoir les intrants d’aucune firme internationale. Bien plus, selon le rapport d‘une mission du ministère de la Santé publique effectué dans cette structure, l’Impm ne dispose pas l’expertise avérée pour faire dans la production industrielle.

Pour le Minsanté, l’Impm n’avait pas la capacité de produire localement les médicaments. C’est pourquoi, en synergie avec le ministère de la recherche scientifique et de l’innovation, des négociations ont été entamées avec les autorités Indiennes pour la production des médicaments non conditionnés par la société indienne Zaneka. Lorsque les médicaments arrivent au Cameroun par un vol spécial, ils sont conditionnés par l’Impm avec le concours du Minresi.

Aux sources de la discorde


Le 06 avril 2020, le ministre de la Santé publique écrit à son homologue de la recherche scientifique et de l’innovation pour lui demander si l’Impm pouvait produire localement la chlorbquine’et l’hydrochloroquine. Le même 06 avril 2020,1e Minresi saisit le chef de l’Etat, soutenant que I’impm pouvait produire localement ces médicaments budgétisés à un peu plus de 657 millions de Fcfa. Le Chef de l’État répond favorablement à cette demande et instruit la paierie spécialisée du Minsanté de mettre cet te.somme à la disposition du Minresi. Ce qui est aussitôt fa.:.

Sauf qu’en adressant ladite correspondance au président de la République, le Minresi n’a pas consulté le directeur de l’Impm pour s’assurer que sa structure pouvait produire localement ces médicaments. Bien plus, aucune étude préalable n’a été faite.Toutes choses susceptibles d’expliquer les difficultés rencontrées par ladite structurel C’est pour comprendre les tenants de cette affaire que le directeur de l’Impm a été entendu du 01 au 02 juin dernier comme témoin par les enquêteurs duTcs.



Sur les 657 millions de Fcfa mis à la disposition de l’Impm, plus de 600 millions ont servi à l’achat des médicaments et intrants,et 36 millions à l’achat des réactifs de contrôle de qualité et à l’entretien des équipements. Par ailleurs, plusieurs factures impayées signalées par les prestataires.

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