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General News of Saturday, 13 February 2021

Source: Actu Cameroun

Michel Thierry Atangana condamné en France

L’homme d’affaires a été condamné, le 7 décembre dernier, à rembourser une créance de 378.000 d’euros.

Après avoir arbitrairement purgé 17 ans de prison dans son pays, le Cameroun, Michel Thierry Atangana a été condamné, le 7 décembre dernier, à rembourser une créance de 378.000 d’euros, selon notre confrère de Financial Afrik.

Une coquette somme que l’homme d’affaires avait empruntée après sa libération, en 2014, à l’ancienne consule de France à Yaoundé, Astride Cheminel, amie attendrie par « le statut de victime », selon son expression, de l’ancien chargé de mission au secrétariat général de la présidence camerounaise.

Ce prêt a fait l’objet d’une reconnaissance de dettes signée, en octobre 2017. Michel Thierry Atangana, qui s’est vu attribuer la nationalité française après son mariage, s’engage à rembourser.

Le 12 mai 1997, Michel Thierry Atangana est interpellé puis condamné à quinze ans de prison pour des faits de « détournement de fonds publics et complicité de trafic d’influence.

Libéré après 17 années de prison
L’homme d’affaires conteste cette accusation. Sa défense dénonce toujours une procédure politique, du fait de sa proximité avec l’ancien challenger direct de Paul Biya, Titus Edzoa, mis aux arrêts peu de temps après M. Atangana. Il est libéré en 2014, après 17 années de prison.

« Le 27 décembre 2012, un rapport confidentiel diligenté par la présidence camerounaise auprès de l’influente DGSN (Délégation générale à la sûreté nationale) avait ainsi tenté de chiffrer « les enjeux financiers cachés de l’affaire Atangana » (voir notre document). Directement piloté par le patron de la DGSN de l’époque, Mengueme Bane, et adressé au secrétaire général de la présidence, le document évaluait la créance de l’Etat camerounais à près de 278 milliards de francs CFA (423 millions d’euros) », relève Africa Intelligence.

« La DGSN s’inquiétait dans le même temps de possibles procédures quant à des demandes d’indemnisation. Pour sa part, l’homme d’affaires français d’origine camerounaise réclame à Yaoundé plus de 57 milliards de francs CFA de compensation (86,7 millions d’euros). Pour arriver à ce chiffre, la défense d’Atangana – assurée par l’avocat parisien Antoine Vey, longtemps associé à l’actuel ministre français de la justice Eric Dupond-Moretti se base notamment sur un rapport d’analyse du groupe de travail interministériel de mars 2017 », poursuit le journal français.

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