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General News of Monday, 27 July 2020

Source: cameroon-info.net

Menaces du roi des Bamendjou: Henriette Ekwe tacle le prefet des Hauts-Plateaux


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La journaliste s’est exprimée au cours d’un déjeuner de presse organisé, ce 26 juillet 2020 à Douala, par le Cadre citoyen de concertation.

Des acteurs politiques et de la société civile ont du mal à digérer la mise en garde adressée le 24 juillet 2020 par le préfet des Hauts-plateaux, dans la région de l’Ouest, Yampen Ousmanou, au roi des Bamendjou, sa Majesté Sokoudjouo.

Ils ont exprimé leur indignation au cours d’un déjeuner de presse organisé ce 26 juillet 2020 à Douala par le Cadre citoyen de concertation piloté par Djeukam Tchameni.

«L’expression citoyenne est une donnée fondamentale. Le régime de Yaoundé doit le savoir. Nous n’avons pas de leçon à recevoir des administrateurs civils pour avoir combattu pour la démocratisation et la libération de la parole au Cameroun. 30 ans après, c’est inconcevable qu’un préfet menace une autorité traditionnelle. Je proteste avec la dernière énergie contre cette méthode d’intimidation», a fustigé Henriette Ekwé, journaliste émérite, un des acteurs majeurs de la libération de l’espace public et politique autour des années 1990, dont les propos sont relayés dans les colonnes du quotidien Le Messager édition du 27 juillet 2020.

Pour Mboua Massock, activiste et homme politique, «qu’une injonction du préfet vienne perturber notre action, cela ne nous enchante pas. Le chef Sokoudjou est un homme d’essence nationaliste, un upéciste dans l’âme dont nous avons besoins pour notre encadrement», a-t-il déclaré.

Pour rappel, la missive du préfet des Hauts-plateaux a été rédigée à la suite d’une rencontre entre plusieurs leaders politiques et l’autorité traditionnelle le 18 juillet 2020 au sein de la chefferie à Bamendjou. Serge Espoir Matomba, Premier secrétaire du Purs, qui a pris part à cette rencontre avec sa majesté Sokoudjouo, soutient que cette mise en garde «à notre bibliothèque vivante est inconcevable», relève le journal.

«Le Fo’o fête ses 70 ans de règne bientôt. Ce préfet n’était pas né quand cette figure prenait le pouvoir traditionnel. Nous ne pouvons plus continuer d’accepter que les chefs traditionnels soient clochardisés. Nous sommes allés voir le chef pour obtenir ses conseils. Cette menace est une intimidation de très mauvais goût. Que le préfet se ressaisisse car nous n’allons plus tolérer une telle dérive. Une rencontre avec le chef doit-elle être considérée comme une manifestation publique ?», questionne le candidat malheureux à la présidentielle de 2018. Ces membres du Cadre citoyen de concertation ont tenu à apporter «leur soutien inconditionnel au chef».

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