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General News of Monday, 27 April 2020

Source: Cameroon Info

Menaces - Intimidations: un ministre veut en découdre avec le journal Le Messager

Son interlocuteur n'aurait pas aimé la dernière Une du quotidien à capitaux privés, qui appelle à la démission des ministres de la Défense, de l’Administration Territoriale et de la Communication.

Le Messager pourrait être fermé. Son directeur de publication, Jean-François Channon, rapporte qu’un ministre qu'il ne nomme pas lui annoncé l'interdiction prochaine de son journal par un sous-préfet.

Il explique dans une publication diffusée via son compte Facebook, que ledit ministre l’en a informé au cours d’une conversation téléphonique.

A entendre le journaliste, ce membre du gouvernement n’a pas apprécié la Une du 24 avril 2020. Celle-ci enjoignait aux ministres de la Communication, de la Défense et de l’Administration Territoriale de démissionner après que leurs ''mensonges'' sur le massacre de Ngarbuh aient été démontés par la commission d’enquête mise en place par le Président de la République, Paul Biya.

«Comme on dit chez nous en Côte d'Ivoire, " affaire ci a failli me gbèe". Une des hautes personnalités des trois visages de cette Une de vendredi du Messager, qui a fumé son sang et pris son courage à une main, pour m'appeler et me dire à haute voix, après que je l'ai fait patienter au téléphone alors que je parlais à ami: " De toutes les façons comme vous voulez faire comme vos amis de La Nouvelle Expression, je vais envoyer le préfet sceller Le Messager. Vous êtes désormais au courant". A peine ai-je voulu protester pour lui dire que, ''ouais il faut pardonner, monsieur le ministre, les gars du Messager depuis 40 ans ont toujours été mal élevés" qu'il m'a dit "oh oh oh je suis au téléphone avec quelqu'un d'autre...", avant de brutalement raccrocher», raconte Jean-François Channon.

Ci-dessous l’intégralité du témoignage de notre confrère

Comme on dit chez nous en Côte d'Ivoire, " affaire ci a failli me gbèe". Une des hautes personnalités des trois visages de cette Une de Vendredi du Messager, qui a fumé son sang et pris son courage à une main, pour m'appeler et me dire à haute voix après que je l'ai fait patienter au téléphone alors que je parlais à ami : " De toute les façons comme vous voulez faire comme vos amis de la Nouvelle Expression, je vais envoyer le préfet sceller Le Messager. Vous êtes désormais au courant". A peine ai-je voulu protester pour lui dire que" ouais il faut pardonner monsieur le ministre les gars du Messager depuis 40 ans ont toujours été mal élevés" qu'il m'a dit "oh oh oh je suis au téléphone avec quelqu'un d'autres...", avant de brutalement raccrocher.

Cela fait exactement 25 ans que je suis au Messager. Je suis arrivé au Messager le 26 avril 1995. Mon père Célestin Lingo dont je profite de cette occasion pour saluer la mémoire, m'avait alors demandé de lui faire un article sur les conditions de l'assassinat de mon pérennité spirituel le jésuite Engelbert Mveng.Il m'a demandé de le retrouver au Messager Yaoundé, situé à l'époque au quartier Mvog Mbi. Je venais de cesser de travailler pour Challenge Bi-Hebdo, dont le.promoteur avait choisi la cessation d'activité sans avoir l'élégance minimale de dire au-revoir à ses collaborateurs, dont moi, alors correspondant, dans l'ex province de l'Est. Bon passons. Tout ce que Dieu fait est bon. J'ai passé bons moments professionnels Challenge Bi-Hebdo.

Merci au journal Messager. J'y suis entré pigiste, et je suis resté jusqu'à ce jour. Et très étonné que l'on appelle m'appelle au coin de la route, à Douala, Yaoundé, Bafoussam, Bertoua, et même dans mon cher Yoko, où personne ne m'a jamais pris au sérieux, avec les deux lettres de " DP". Moi DP ? Mais enfin je suis Denwo, fils de Tatoke Osmanou, ancien gendarme, et.d'une belle dame sortie d'un village de la pleine brousse de l'autre rive de la Haute Sanaga, dans le groupement de Emtse. Qui suis-je pour être à la hauteur d'un journaliste exceptionnel qu'est Pius N.Njawe, mon idole de toujours?

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