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General News of Friday, 12 February 2021

Source: Actu Cameroun

Memorandumst: les explications du Chef supérieur des Bafoussam

S’il reconnait la pertinence des préoccupations soulevées par les chefs traditionnels de la région du soleil couchant, le chef supérieur des Bafoussam estime cependant que «la manière d’exprimer un problème devrait être courtoise».

Le peuple Bafoussam, dans la région de l’Ouest, célèbre en ce moment son célèbre festival culturel «Nyang-Nyang». Cette édition qui s‘achève ce 13 février 2021 est placée sous le thème: «Promotion et valorisation du festival Nyang-Nyang; Mythe ou réalité».

Dans une longue interview publiée dans les colonnes du journal Le Messager de ce 12 février 2021, le chef supérieur des Bafoussam, sa Majesté Njitack Ngompe Pelé, parle de ce festival. L’autorité traditionnelle se prononce également sur plusieurs sujets notamment le mémorandum des chefs traditionnels de la région de l’Ouest adressé au président de la République.

A ce sujet, le chef supérieur des Bafoussam pense qu’ «exprimer ses préoccupations ne veut pas dire qu’il y a des injonctions à faire. Il y a plusieurs canaux que nous utilisons pour porter les doléances de nos populations auprès des pouvoirs publics. Les deux mémorandums ont fait couler beaucoup d’encre. Je pense que l’essentiel de ce que nos deux mémorandums voulaient exprimer est que nous vivons dans un contexte où il y a plusieurs préoccupations. Des préoccupations sur lesquelles nous attirons l’attention des pouvoirs publics».

Pour sa majesté Njitack Ngompe Pelé, «il est question de trouver des solutions permettant aux camerounais de vivre ensemble. La propagation de la haine et du repli identitaire sont des phénomènes qu’on ne peut pas ignorer. Ces problèmes peuvent créer des problèmes entre les camerounais. La crise au Nord-Ouest et au Sud-Ouest en est une illustration. Nos frères partis de ces régions pour se réfugier chez nous créent des problèmes à nous qui les hébergeons. On ne peut pas rester indifférent à leurs problèmes. Je pense aussi que la manière d’exprimer un problème devrait également être courtoise. Cela permet que des solutions soient trouvées par les pouvoirs», soutient l’autorité traditionnelle.

Le chef supérieur précise d’ailleurs que les réflexions devraient se poursuivre afin de proposer aux pouvoirs publics des solutions aux problèmes qui engagent les camerounais. «Nous le faisons de temps à autres lorsque les canaux le permettent. Nous ne l’exprimons pas de manière véhémente. Nous ne le faisons pas de manière à créer des dissensions sociales. Nous ne nous exprimons dans l’optique de faire de la provocation. L’institution, qu’elle soit traditionnelle ou républicaine est sacrée. Tous les camerounais devraient pouvoir respecter ces institutions», lance-t-il.

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