Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 07 14Article 527233

General News of Tuesday, 14 July 2020

Source: www.camerounweb.com

Media : Cabral Libii fait reconnait ses dérapages après les révélations de la CRTV


Pandémie Coronavirus au Cameroun : Lisez toute l’actualité ici →

Se sentant indésirable sur les plateaux de la télévision nationale, le président du PCRN Cabral Libii avait exprimé son mécontentement. Sa colère fut relayée par les militants et cadres de son parti. La CRTV a été lynchée sur les réseaux sociaux toute la journée du 12 juillet 2020 obligeant le Directeur général de la chaîne à pondre un communiqué pour faire une mise au point. Quelques heures après ces incidents malheureux, le député Cabral Libii semble reprendre ses esprits. Il appelle ses éléments au calme.
« Chers camarades, après l'impair médiatique de dimanche, il y a eu un défoulement légitime de colère. Mais, à l'avenir, restons placides. La hauteur conquise nous interdit de sursauter à la moindre déconvenue et de nous agiter telle une meute, surtout pour...si peu... », a-t-il publié.


Les explications de la CRTV

Selon la chaîne publique, cette mesure est liée en priorité à la pandémie de Coronavirus, qui commande une restriction numérique du nombre d’invités sur le plateau.

En substance, dans un communiqué rendu public ce lundi 13 juillet 2020 par la Cameroon Radio Television (CRTV), l’honorable Cabral Libii, par ailleurs président du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN), n’a pas été censuré par la chaine. Le député du Nyong et Kellé (Centre), invité le dimanche 12 juillet 2020 du programme « Scènes de Presse », a été décommandé dans la journée, et a exprimé son indignation à travers un message sur sa page Facebook.

La Division de la Communication et de la Coopération s’est sentie dans l’obligation de réagir, après l’enflure qu’a prise cette affaire sur la toile. Dans sa mise au point, la chaine à capitaux publics précise que « l’émission *Scènes de Presse* a, depuis la survenance du COVID-19, pris l’option de privilégier l’explication au débat, accueillant donc un seul invité, et un journaliste discutant sur le plateau pour approfondir les explications de l’invité », lit-on dans la note signée d’Odile Mballa.

Par conséquent, la CRTV a préféré un autre parlementaire qui avait été invité à l’émission, à Cabral Libii. Il s’agit de l’honorable Henri Louis Ngantcha, député du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), et par ailleurs président du Réseau des parlementaires de la Diaspora, pour discuter du thème : « Cameroun, quelle place pour la diaspora ? ».

Armand Okol voulait couler la CRTV


En cause, l’annulation en dernière minute de l’invitation adressée à Cabral Libii à participer à l’émission ‘‘Scènes de presse’’ du 12 juillet 2020.
Cabral Libii devait faire partie des invités au programme dominical ‘‘Scènes de presse’’ du 12 juillet 2020 sur la CRTV, la télévision nationale. Mais en dernière minute, le député et président du PCRN (Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale) a été décommandé.

C’est le concerné qui a fait lui-même l’annonce sur les réseaux sociaux. «J'apprends à l'instant (15h29) qu'instruction a été donnée de me décommander du plateau de l'émission Scènes de presse de ce soir 12 juillet 2020 sur la CRTV (21h). L'échange devait porter sur le thème: "Cameroun: quelle place pour la diaspora ? Quel professionnalisme !», a-t-il écrit quelques heures avant l’émission.

Une attitude insupportable, selon les proches du parlementaire. Aussi, Armand Okol, membre du bureau politique et responsable de la communication du PCRN appelle-t-il à boycotter le média d’Etat.

«Il est désormais grand temps pour le public de zapper ce truc inutile et sans importance aucune. On l'appelle pompeusement la chaîne publique. Mais la réalité est toute autre. Elle n'a de public que son financement: l'argent des impôts des Camerounais via la redevance audiovisuelle et les subventions de l'État», a écrit le journaliste dans un long texte publié ce 13 juillet 2020.

Ci-après, l’intégralité du texte:

LES CAMEROUNAIS DEVRAIENT BOYCOTTER CE MACHIN

Il est désormais grand temps pour le public de zapper ce truc inutile et sans importance aucune. On l'appelle pompeusement la chaîne publique. Mais la réalité est toute autre. Elle n'a de public que son financement: l'argent des impôts des Camerounais via la redevance audiovisuelle et les subventions de l'État.

C'est un instrument au service d'une poignée de personnes avec une gestion calamiteuse telle une épicerie. Affirmer que ses programmes sont mièvres et insipides est une Lapalisse. Rien d'attractif. Non seulement les émissions frisent le monologue, mais encore, du point de vue visuel, l'offre est fade pour ne pas dire médiocre. Normal, quand on sait que la plupart des décors des plateaux sont fabriqués à base de contreplaqués. Un peu comme en 1985 lorsqu'elle commençait à diffuser ses émissions que le public était obligé de regarder faute de mieux.

35 ans après, l'entreprise, du moins ce qui en tient lieu n'a toujours pas fait sa mue. Aucune originalité, la nullité incarnée. Or pendant longtemps, on nous a rabâchés les oreilles ces dernières années avec les projets d'arrimage de l'analogique au numérique et l'éclatement du pseudo mastodonte en plusieurs chaînes thématiques.

Que de slogans creux et vaseux. Juste du pipo. Les fruits n'ont jamais tenu la promesse des fleurs. À la limite ça va de mal en pire. Les seuls petits attraits à l'œil nu ce sont les bâtiments vus de l'extérieur. Une fois les portes franchies c'est la ruine. Ça craque de partout sous les pas, les plafonds troués, les murs décrépits, les couloirs plongés dans une pénombre abjecte, les parkings saturés de carcasses, conséquence d'une maintenance des équipements nullissime, à l'exemple de la belle femme qui ne prend pas soin de son hygiène corporelle.

Difficile de croire alors que son budget annuel de fonctionnement tourne autour de 26 milliards de nos francs. Un pactole plus important que celui de plusieurs départements ministériels qui cette année encore ira en fumée, alors que des chaînes concurrentes, beaucoup moins loties, n'ayant même pas le centième de ce budget font des merveilles au quotidien.

Des sommes colossales dépensées inutilement pour un résultat indigeste et sans saveur. Lesquels montants pourraient pourtant bien servir à bitumer 60 km de route, densifier l'offre énergétique pour environ 26 mégawatts supplémentaires et essayer de résorber le déficit criard de la fourniture en électricité, équiper les laboratoires de l'ensemble des universités d'État, fournir du matériel de pointe aux hôpitaux qui en manquent cruellement, créer des milliers d'emplois, etc...

C'est un fait, une vérité abyssale, ce n'est ni plus ni moins qu'une connerie. Et sans exagération aucune, ce vieil édifice ne sert à rien si ce n'est engloutir des faramineuses sommes d'argent année après année pour rien.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter