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Actualités of Thursday, 12 August 2021

Source: Le Messager

Maximilienne Ngo Mbe met la pression pour la libération de Sébastien Ebala

Se?bastien Ebala est attendu a? la barre ce jour Se?bastien Ebala est attendu a? la barre ce jour

Après la déclaration publiée le 05 juillet dernier, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac), est revenu à la charge hier, 11 août 2021, alors que l’activiste politique est attendu une énième fois à la barre ce jour.

Attendu à la barre ce jour, le Redhac n’est pas passé par quatre chemins pour réexiger la libération de Sébastien Ebala, incarcéré « arbitrairement » à la prison centrale de Yaoundé depuis plus d’un an. Accusé de : « appel à manifestation non autorisée ; outrage au chef de l’Etat ; cyber criminalité et propagation de fausses nouvelles », le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) relève que Sébastien Ebala est détenu en violation des directives et principes à un procès équitable en Afrique.

Notamment ceux de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples comme le stipulent les articles 5, 6, 7 et 26 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ; des conventions et autres instruments des Nations unies notamment le pacte international relatif aux droits civils et politiques (Pidcp) qui en son article 9, alinéas 1et 5 disposent que :

« Tout individu a droit à la liberté et à la sécurité ; Nul ne peut faire l’objet d’une arrestation ou d’une détention arbitraire ; Nul ne peut être privé de sa liberté, si ce n’est pour des motifs et conformément à la procédure prévue par la loi.(…); Tout individu victime d’arrestation ou de détention illégale a droit à réparation» ; et le Code de procédure pénale camerounais.

Sourde oreille

Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale prie par conséquent la communauté internationale de prendre des actions urgentes pour :

- exiger la libération sans condition et immédiate de Sébastien Ebala lors de l’audience de ce 12 août 2021, ainsi que l’abandon des poursuites et une réparation conséquente pour tous ses droits violés ;

- demander que soient assurées la protection et la sécurité physique, psychologique et morale de Sébastien Ebala ;

- recommander à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) et aux Nations unies d’exiger du gouvernement camerounais : le respect des instruments nationaux, régionaux et internationaux des droits de l’homme plus précisément le Code de procédure pénale du Cameroun, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, les directives et principes pour un procès équitable en Afrique de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

De même que le respect de la Convention contre la torture et les traitements inhumains et dégradants et autres actes de traitements inhumains et dégradants ; le respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la mise en place d’un cadre juridique pour la protection légale des défenseur(e)s des droits humains et des journalistes en adoptant la loi portant « promotion et protection des défenseurs des droits humains en Afrique centrale ».

Il faut rappeler que cette deuxième déclaration arrive à la suite de la première qui visiblement est tombée dans les oreilles des sourds. Sébastien Ebala pourra-t-il enfin recouvrer sa liberté ? L’issue du procès de ce jour, déterminera.

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