Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 10 06Article 546865

Politique of Tuesday, 6 October 2020

Source: Actu Cameroun

Maurice Kamto : un parcours politique tout en zigzags

A cause de son incapacité à se projeter dans un futur politique, Maurice Kamto est aujourd’hui incapable de sortir du jeu dans lequel il s’est engagé et empêtré lui-même. Son parcours politique jusque-là explique bien de choses.

On découvre Kamto en politique en 1990. Il dirige alors la plateforme qui soutient John Fru Ndi pour la présidentielle. Le Chairman ayant été vaincu, Maurice Kamto change de veste et on .le retrouve en 1997 sous les couleurs du Rdpc.ll participe activement aux meetings du ce parti à Douala, dans les Hauts-Plateaux et bat campagne pour Paul Biya. Deux ans plus tard, il est nommé Doyen de la faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université de Yaoundé 2.

En 2004, à la faveur d’un remaniement du gouvernement, il devient ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Son ascension se poursuit sous les couleurs du Rdpc. Après avoir été co-agent, avocat et conseil dans le dossier Bakassi devant la Cour internationale de Justice, il est nommé par le président de la République en 2006 pour diriger les opérations de rétrocession de la presqu’île de Bakassi après la victoire judiciaire du Cameroun. Il déclarera d’ailleurs à l’issue du processus sur un plateau de la Crtv, que Paul Biya méritait pas moins que le prix Nobel de la Paix, car il était le plus grand homme de Paix de l’histoire de l’Humanité.

En 2007, Kamto Maurice se retrouve dans la commission du nouveau Code pénal qu’il dénigre aujourd’hui. Et d’ailleurs, sur le plateau de Ltm Tv en 2016, Paul Soppo, ancien député Upc, l’accuse de s’être fait payer 14 milliards de nos francs à travers son cabinet Brain Trust Constructing pour la relecture de ce Code Pénal afin de l’adapter au nouveau contexte politique. Aùcune explication de sa part jusqu’à ce jour. Soit ! En 2008, voilà encore Kamto Maurice qui participe à la modification de la Constitution. Un an plus tard, il fait partie de la commission de révision du Code électoral. En 2009 toujours, il devient lé tout premier président de la Commission nationale des Frontières.

Flou politique

Ayant démissionné du gouvernement avant son inéluctable sortie annoncée en 2011, il crée le Mrc et en 2013, se lance aux municipales et aux législatives avec le Code électoral qu’il décrie tant aujourd’hui. Candidat à la législative dans le Mfoundi, il est battu à plate couture. Il ne déposera aucun recours. Et arrive la présidentielle de 2018. Malgré l’instabilité sécuritaire dans l’Extrême-Nord, l’Est, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, avec le Code électoral qu’il a toujours traité d’acceptable, il se présente à l’élection présidentielle et sort deuxième avec 14% des suffrages valablement exprimés.

Le lendemain de l’élection, à la surprise générale, il s’auto-proclame président élu et invite Paul Biya à lui passer le pouvoir contre la garantie de sa sécurité et celle de sa famille. Et lorsque le Conseil constitutionnel déclare finalement la victoire de Paul Biya, Kamto qui, dans un article devenu célèbre dans le journal Mutations en 2004, professait que les «décisions de cette instance s’apparentaient à des dogmes», se renie. Non sans avoir demandé au dit Conseil de lui indiquer où l’on «passait le concours pour être Bulu ?» et ce en direct à la télévision nationale.

L’homme rentre désormais en guerre contre le Code électoral, le Conseil constitutionnel, Elecam, le président de la République, les Betis et se replie dans un regroupement identitaire en faisant de ceux de sa région des victimes. Il multiplie les actes de défiance et insurrectionnels. Ses accointances avec les homosexuels, la Bas et les ambazoniens sont de plus en plus visibles. Les ambassades camerounaises sont saccagées dans certaines capitales occidentales, les séjours du chef de l’Etat sont perturbés, la Bas-Mrc interdit les artistes de certaines ethnies, estimées proches du pouvoir, d’organiser des spectacles en Europe, les menaces physique sur les chefs traditionnels ainsi que la promotion de la haine tribale et du suprématisme tribal sont faits par les mêmes sur les réseaux sociaux.

Kamto ne dit rien, ne condamne rien. Début 2019, il est emprisonné à Kodengui avec quelques-uns de ses lieutenants. Il y passera 9 mois avant que Paul Biya ne le gracie. On le croit alors assagi lorsqu’il conseille à ses militants de s’inscrire sur les listes électorales et à se mobiliser massivement pour les législatives et les municipales de 2020. Mais rien de tout cela ! Incapable de constituer le maximum de listes possibles et sentant venir son échec, autre preuve de sa cuisante défaite à la présidentielle de 2018, il décide de retirer son parti de la course. Ses propres militants n’en reviennent pas. Beaucoup de ses lieutenants l’abandonnent. Eux qui espéraient des strapontins avec de bonnes chances de succès aux législatives et aux municipales, déchantent. C’est la désillusion totale pour eux. Et pourtant, iis ont pris beaucoup de coups.

Imbu de sa personne

Avec aucun maire ni député, aucun élu, le président du Mrc se doit désormais d’exister. Il utilise donc des stratagèmes misérables faits de mensonges, de fakes dans les réseaux sociaux, de menaces et de fatwas. Un jour, il annonce le décès du chef de l’Etat, un autre, il demande de marcher pour le déloger d’Etoudi. La véritable personnalité du président «hélu» se révèle au grand jour. Toujours en train de renier son passé, il apparaît comme un piètre politicien, inconsistant, incohérent, instable, inaudible et coriace dans la bêtise.

Ne pensant qu’à lui-même et n’écoutant personne, il se retrouve aujourd’hui terriblement isolé, psychiquement à bout, mentalement diminué et énergiquement ruiné.’ Ses propres militants attendent toujours’ des comptes de la récente opération fumeuse «Survie-Cameroun-Survival-lnitiative». A force d’arnaque médiatique, d’incitation à la haine tribale et d’escroquerie politique, l’avenir du président du Mrc dans ce domaine semble bien sombre. Comme on dit trivialement chez nous, «Les oiseaux ont vu les cailloux».

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter