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General News of Wednesday, 30 September 2020

Source: Actu Cameroun

Maurice Kamto dévoile dans un journal français la procédure des arrestations en 2019

Maurice Kamto, le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), multiplie les sorties médiatiques ces derniers temps. Après la station radio Equinoxe, l’opposant camerounais a répondu aux questions du journal le Point Afrique alors que les autorités l’accusent d’appel à l’insurrection.

Il revient sur le cas des militants du MRC qui ont été arrêtés le 22 septembre dernier. Notamment Alain Fogué, le trésorier du MRC, et Olivier Bibou Nissack, mon conseiller et porte-parole, qui sont toujours en garde à vue dans les locaux du secrétariat d’État à la Défense chargé de la gendarmerie (SED).


« Nous vivons sous une dictature féroce »

« Nous vivons sous une dictature féroce qui n’est pas connue pour respecter les lois, souvent iniques, qu’elle a elle-même édictées. La coalition des partis politiques et membres de la société qui a lancé le mot d’ordre des marches pacifiques l’a fait dans le respect de la loi, en déclarant les marches aux autorités compétentes. Les manifestations au Cameroun sont sous le régime de la simple déclaration. Or, les marches organisées par la coalition sont systématiquement interdites sous le fallacieux prétexte du trouble à l’ordre public. Mais ce n’est même pas le motif de manifestation de trouble à l’ordre public que le régime invoque. Il a décidé que les marches absolument pacifiques de la part des manifestants (comme le montrent toutes les images) étaient une insurrection », affirme Maurice Kamto.


La répression barbare infligée aux marcheurs

Selon lui, les marches pacifiques du 22 septembre 2020 ont été marquées par un comportement à tout point irréprochable. Battant en brèche cette thèse de l’insurrection qu’agite le régime camerounais pour nous diaboliser et justifier la répression barbare infligée aux marcheurs.

« Le pire est que, comme lors des marches pacifiques de janvier et juin 2019, déjà, les arrestations et les quelques remises en liberté observées se sont faites sur la base des patronymes, dans le but évident de réduire ces marches à une manifestation ethnique. C’est extrêmement grave de créer ainsi un délit de patronyme dans un pays qui se caractérise par une grande diversité ethnique. », explique l’homme politique.

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