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General News of Wednesday, 15 April 2020

Source: Cameroon Info

Massacres de Ngarbuh: l'armée contre-attaque la chercheuse de Human Right Watch

Le patron de la Division de la Communication au Ministère de la Défense fait des révélations sur les dessous du drame du 14 février dernier, et pointe un doigt accusateur sur la chercheuse senior de L'ONG Human Rights Watch sur l'Afrique Centrale.

Invite de l'émission "Parole d'homme" mardi soir sur la chaîne Canal 2 International, le Capitaine de Frégate, Cyrille Serge Atonfack, patron de la Division de la Communication au Ministère de la Défense et porte-parole de l'armée camerounaise, a fait une série de révélations sur les massacres du village de Ngarbuh (Nord-ouest) ayant eu lieu le 14 février 2020.

Deux mois après, Cyrille Serge Atonfack pointe un doigt accusateur sur la chercheuse senior de L'ONG Human Rights Watch, Ilaria Allegrozzi, dont le rapport avait contribué à jeter l'opprobre sur l'armée, et à augmenter le décibel de ce drame à l'échelle internationale. 'Dès le 15 février, deux éléments des Nations-Unies, un certain James Noonan et Andrew Pedelton, qui vont intervenir sur les chaînes d'une télévision pour déclarer avec force, conviction, que l'armée avait massacré 21, 22 ou tantôt 23 personnes à Ngarbuh. Il y a cette chercheuse senior de Human Rights Watch, Madame Allegrozzi, qui va répercuter ces déclarations et les porter à l'échelle internationale'.

Le porte-parole de l'armée révèle également que les forces de défense et de sécurité ont mis le grappin sur un informaticien qui était alors en contact avec les responsables d'officines sus-mentionnées. Et que ce dernier est en détention.

'L'armée camerounaise a mis la main sur l'informaticien manipulateur des terroristes qui se trouve dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Un certain Nformy Yacoubou, qui avait dans ses outils informatiques, téléphone et ordinateur, un certain nombre d'informations particulièrement compromettantes pour les deux agents des Nations-Unies, mais aussi sur Madame Ilaria Allegrozzi, qui dans leurs échanges, ont commandité des images choquantes, de corps calcinés, des maisons brûlées, pour pouvoir densifier son rapport', ajoute-t-il.

Il faut préciser que mardi matin, Ilaria Allegrozzi dénoncait dans un tweet le silence radio du gouvernement sur les résultats de l'enquête qui avait été instruite par le Chef de l'Etat, Paul Biya, en vue de démêler l’écheveau sur ces exactions pour lesquelles l'armée est accusée d'avoir tué 21 personnes civiles parmi lesquelles 13 enfants et une femme enceinte.

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