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General News of Thursday, 11 June 2020

Source: 237online.com

Massacre de Ngarbuh : les 3 soldats impliqués envoyé en prison


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Les 3 soldats concernés dans la tuerie de Ngarbuh (localité de la région du Nord-Ouest), survenue le 14 février 2020, ont été placés sous mandat de détention provisoire à la Prison militaire de Yaoundé, selon une source bien introduite.

Le mardi 21 avril 2020, le président de la république avait fait connaitre à l’opinion nationale et internationale les conclusions du rapport de la commission d’enquête de l’attaque qui a fait plusieurs morts le 14 février 2020 à Ngarbuh (région du Nord-Ouest). Le communiqué officiel rapportait que des militaires ont tué 3 femmes et 10 enfants et ont ensuite tenté de masquer la « bavure » en incendiant le village. Au vu de tels actes, le président Paul Biya avait ordonné la mise aux arrêts des soldats incriminés.


La décision du locataire du palais d’Etoudi porte peu à peu ses fruits. 237online.com vient d’apprendre que 3 militaires concernés dans cette affaire ont été placés en détention provisoire. Ces derniers auraient été inculpés pour violation des consignes, assassinat, destruction et incendie.

Pour rappel, avant que le Chef de l’Etat ne décide de prendre les choses en main, cette affaire avait créé de la contestation. En cause, le Ministère de la Défense (Mindef) avait d’abord fait savoir dans un communiqué que cinq personnes avaient perdu la vie dans ce drame. L’institution en charge de la défense nationale précisait également qu’il s’agissait d’un malheureux incident survenu lors de l’opération de sécurisation en cours dans cette région du septentrion.

Mais les affirmations du Mindef étaient fausses, selon L’organisation non gouvernementale Human Rights Watch. L’ONG avait accusé l’armée camerounaise, dans son rapport rendu public le 25 février. Selon l’organisation non gouvernementale, « Les forces gouvernementales et les membres armés de l’ethnie peule au moins 21 civils, dont 13 enfants et une femme enceinte, le 14 février dernier dans le village de Ngarbuh au Cameroun ».

Human Rights Watch ajoutait que les forces régulières et la milice peule « ont incendié de nombreux autres biens te passé à tabac des habitants. Les cadavres de certaines victimes ont été retrouvés carbonisés dans leur maison ».

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