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General News of Tuesday, 2 June 2020

Source: cameroon-info.net

Massacre de Ngarbuh: Richard Bona veut traduire Biya et sa soldatesque devant la CPI


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Le bassiste camerounais basé aux Etats-Unis demande des poursuites sontre les auteurs du massacre de Ngarbuh. L'artiste a émis cet avis à l’occasion d’un entretien sur BBC Afrique, entretien au cours duquel il est revenu sur l’œuvre humanitaire qu’il a engagée, à travers la composition d’une chanson en hommage aux victimes.

Plus de trois mois après les massacres du village Ngarbuh (Nord-Ouest) par les forces de défense et de sécurité camerounaises, l’artiste camerounais Richard Bona porte toujours le deuil. Dans un entretien ce lundi 1er juin 2020 sur la chaîne BBC Afrique, dans le cadre de l’émission «C’est le moment», il est revenu sur ces atrocités commises contre des enfants et des femmes dans cette localité du département du Donga Mantung.

Pour «Ninja», le gouvernement n’a pas suffisamment eu la main lourde contre les auteurs de ces tueries, et par conséquent, il pense que la justice internationale devrait s’en saisir. «Ces violences doivent cesser. On ne peut plus tuer des enfants comme ça en Afrique. Les responsables doivent être traduits à un moment devant une Cour Pénale Internationale pour des crimes contre l’humanité. Ce n’est pas rien. On ne prend pas la vie des êtres humains comme ça», a-t-il déclaré.

Richard Bona s’exprimait à l’occasion, sur une chanson qu’il a composée le 9 mai 2020 en hommage aux victimes des massacres. Il avait laissé entendre que 50% des retombées de ce chef d’œuvre, allaient être reversées aux familles des victimes, par le truchement du programme Survie Cameroun Survival Initiative (SCSI), du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).

Dans la foulée, il avait été tancé pour son tropisme ostentatoire vers ce parti politique, pour lequel il ne cache pas sa sympathie. Richard Bona se défend :

«J’ai une position de patriote, et pas une position partisane. Je n’appartiens pas au parti de Maurice Kamto. Si le gouvernement fait des actions qui sont propres, qui sont des actions qui sont louables, je participerais avec plaisir pour aider les populations».

Cependant, il ne fait pas de cadeau au régime de Yaoundé, contre lequel il n’éprouve que du mépris, exacerbé avec les massacres de Ngarbuh.

«Lorsqu’il se passe ce genre d’événement, et lorsqu’on a un gouvernement qui est toujours dans le déni et le mensonge, car les autorités camerounaises avaient initialement démenti les accusations quant à l’implication des soldats dans ce massacre, jusqu’au point où on a vu le Ministre de la Communication y aller, et dire qu’il n’y a pas eu 23 morts à Ngarbuh carrément. C’est ce déni qui fait plus mal. 30 ans après la chute du mur (de Berlin), force est de constater que les régimes autoritaires n’ont toujours pas disparu. Le Cameroun est la preuve que ces régimes autoritaires sont toujours là, bien évidemment avec le soutien de la France», fulmine Bona.

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