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General News of Tuesday, 12 January 2021

Source: Cameroon Info

Massacre de Mautu: guerre de communiqués entre l'armée et les sécessionnistes

Selon différentes sources, plusieurs civils auraient été tués le 10 janvier 2020 au cours d’un accrochage entre les militaires et les combattants sécessionnistes.

Au moment où nous écrivons ces lignes, les informations demeurent floues et contradictoires sur ce qui s’est réellement passé dimanche dernier à Mautu, une localité située dans l’arrondissement de Muyuka, département du Fako au Sud-Ouest.

Des images insoutenables circulent depuis plusieurs heures sur la toile, montrant des victimes de ce qui est présenté comme un nouveau massacre des populations civiles.

Selon des sources locales relayées par des médias, ces personnes, parmi lesquelles des enfants et des femmes, auraient été tuées au cours d’un accrochage dans un camp de séparatistes entre l’armée et les insurgés. Certaines sources avancent la thèse d’une nouvelle bavure de l’armée.

Démenti

Lundi, soit 24 heures après les faits, le ministère de la Défense a rendu public un communiqué à travers lequel il rejette les accusations portées contre les militaires. On y apprend que le «raid préventif» conduit par les éléments du 21e Bataillon d’Infanterie Motorisée dans un camp de séparatistes à Mautu, s’est déroulé «dans le strict respect des règles d’engagement».

Le signataire de ce communiqué, le capitaine de vaisseau Cyrille Serge Atonfack, chef de la division communication du ministère de la Défense, ajoute que les images en circulation ont été conçues par les sécessionnistes dans l’optique «de faire endosser aux forces de défense un massacre aveugle».

Enfin, le communiqué précise qu’une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur ces images horribles qui choquent l’opinion.

Cette situation rappelle d’autres similaires, vécues sur le théâtre du conflit armé en zone anglophone. Notamment la tuerie des civils le 14 février 2020, à Ngarbuh dans la région du Nord-Ouest.

A l’époque déjà, le ministère de la Défense avait nié la responsabilité de l’armée. C’est une enquête prescrite par Paul Biya qui avait permis de déterminer que trois militaires et 17 membres d’un comité d’auto-défense étaient impliqués.

A l’heure actuelle, il est prématuré de faire un parallèle entre les deux situations. Surtout que la manipulation de l’opinion peut provenir de part et d’autre des protagonistes au conflit.

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