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General News of Thursday, 29 October 2020

Source: www.camerounweb.com

Massacre de Kumba : une vidéo des élèves contredit la version du gouvernement

Alors que le gouvernement camerounais indique avoir identifié les auteurs de la tragédie de Kumba, excluant au passage, toute implication de l’armée, d’autres sources mettent à mal cette version officielle des faits. Une nouvelle vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre une fois de plus les élèves en panique fuyant l’école. La rédaction de CamerounWeb n’a pas été en mesure d’authentifier ni la localité, ni la date exacte de cette vidéo. Selon le journaliste Herbert Boh, les élèves ont vidé les classes en catastrophe à cause de l’irruption des militaires.


« Des élèves fuient une école pour se mettre à l'abri au Sud-Ouest du Cameroun où les forces (…) de Biya massacrent des civils à volonté. Une femme demande à un élève ; qui a envahi son campus. Réponse d'un des élèves en fuite : « les soldats », a publié le confrère.


Cette vidéo indique que les élèves dans le Sud-Ouest ont peur de la présence de l’armée camerounaise censée les protéger. Le débat sur les véritables auteurs des assassinats du 24 octobre à Kumba vient d’être relancé à nouveaux.

La crise de confiance
Les Camerounais prennent avec des pincettes les déclarations officielles du gouvernement sur les massacres de civils depuis les incidents de Ngarbugh. L’armée camerounaise accusée d’avoir assassiner une vingtaine de femmes et enfants était soutenue par le gouvernement qui avait pris sa défense. Yaoundé avait nié en bloc toute implication de l’armée dans ce drame. Face à la monté de la pression internationale, le président Paul Biya décide de diligenter une enquête qui reconnaîtra finalement l’implication de l’armée dans ce drame.

Michel Biem Tong recherché


Le journaliste en exile Michel Biem Tong serait en danger. Selon des informations diffusées par Me Amedee Dimitri Touko Tom, au moins deux éléments de la Sécurité Militaire du Cameroun (SEMIL) seraient en route pour le Burkina Faso dans le but de localiser le journaliste et le ramener au Cameroun. Michel Bien Tong soutient depuis les massacres de Kumba que les autorités militaires camerounaises les principaux responsables de crimes perpétrés contre de jeunes élèves.


« Les révélations faites par cet activiste - journaliste au sujet du carnage de KUMBA, ont fait l'effet d'une onde de choc au sein de la satrapie au pouvoir à Yaoundé.


En affirmant que ces crimes portent la signature de l'armée camerounaise, thèse soutenue par de nombreux autres journalistes d'investigation, il est devenu à la faveur de cette actualité, l'ennemi majeur à neutraliser.

Nos sources nous indiquent que deux fins limiers de la Sécurité Militaire du Cameroun (SEMIL) ont pris la direction du BURKINA FASO, sa terre d'asile, où ils auraient reçu la promesse d'une aide locale d'un officier supérieur de l'armée BURKINABÉ.
Ils espèrent pouvoir ramener le journaliste, même dans une valise, à Yaoundé, afin de le contraindre à livrer ses sources et le punir de son impertinence », précise la source.

Des poursuites judiciaires

C’est l’un des points sur lequel Jean-Claude Shanda Tonme s’est appesanti en faisant sa déclaration le 24 Octobre dernier, quelques heures après avoir vu les images d’une atrocité rare des enfants bestialement abattus par les criminels.



« Le MPDR demande au Gouvernement de la République, d’engager toute procédure internationale appropriée selon les conventions diplomatiques établies et les formes universellement reconnues, pour retrouver, faire interpeler et rapatrier pour jugement devant les tribunaux camerounais pour apologie de crime, appel au meurtre et incitation à la violence, de toute personne à l’instar de sieur Michel Bien Tong, dont les déclarations et l’agitation, constituent des motifs suffisants de poursuites dans tous les systèmes de gouvernance, de droit public et de droit criminel… ».

Une posture qui trouve son fondement dans la déclaration faite par ce repris de justice, installé depuis sa sortie de prison au Burkina Faso et qui aujourd’hui, se présente comme un réfugié, victime de la « barbarie de l’Etat du Cameroun » contre sa personne.

La mise sur la place publique de l’horreur de Kumba lui a donné l’occasion de s’adonner à l’un de ses sports favoris, accuser l’Armée Camerounaise d’avoir commis ces crimes barbares : « Six soldats Camerounais en civil du camp militaire Up Station de Kumba impliqués dans l’attaque des élèves… ».

Autres réactions adressées à Michel Biem Tong

Christian la Russe : Continues avec la propagation des fausses informations ; Bien que la justice soit lente, vous assumez vos actions un jour. Pour l’instant, sachez que vous ne pourrez plus tromper le Peuple Camerounais.

Nalma Zamb : Si je pouvais être à côté de toi, je t’aurais arraché la langue, la sorcellerie te donne quoi ? Fais parfois preuve d’un peu de décence, il s’agit de la mort des enfants bon sang.

Ngah Ferdinand : biem tong, il n’y a que des imbéciles comme toi qui peuvent publier de pareilles informations. Que cherches – tu ? Tu proclames partout que tu n’es plus Camerounais, pour des raisons qui te sont propres, mais arrêtes de parler des choses de ce pays que tu renies, arrêtes de salir ce pays avec tes fake news et concentres toi sur les choses qui concernent cette nouvelle nation que tu t’es choisi.

Guy Hubert : Voilà le type d’individus dont on parle. Les enfants sont morts et tu viens publier n’importe quoi. Le jour où l’on va attraper fields marshall, tu viendras ici dire qu’il était à la solde du Gouvernement. Honte à toi…



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