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General News of Wednesday, 12 August 2020

Source: lebledparle.com

Martin Camus Mimb dénonce le gré à gré successoral dans certaines chefferies traditionnelles

Dans une publication sur Facebook le mardi 11 août 2020, le journaliste pense que les Chefferies sont en danger au Cameroun.

Le Minat indexé

Les populations du village de Ngompen en Sanaga maritime dénoncent le détournement de la chefferie et sollicite le Chef de l’Etat pour la médiation. « Nous les enfants du défunt Chef Traditionnel de Ngompem, Sa Majesté Gervais Yinda, décédé le 25 mars 2020 à Douala, solidaires de l’immense majorité des 5200 ressortissants de Ngompem au village, sur le territoire national et résidents à l’étranger, sollicitons publiquement votre intervention expresse pour faire cesser une forfaiture qui est en train de se préparer sous la houlette de Monsieur ATANGA NJI, le Ministre de l’Administration territoriale, à la demande de notre oncle Monsieur Louis Yinda qui n’en est pas à son premier forfait dans ce village », peut-on lire dans la correspondance adressée à Paul Biya.

« En effet, alors que les obsèques officielles n’ont pas encore eu lieu, celles-ci ayant été fixées au 17 octobre 2020 par la Famille du défunt contre la volonté de Sieur Louis Yinda qui a tenté en vain de les instrumentaliser à dessein, alors que la vacance à la tête de le chefferie de Ngompem n’est même pas encore déclarée, au sens de l’article 9 du Décret n°77/245 du 15 juillet 1977 portant l’organisation des chefferies traditionnelles, Monsieur le Sous-préfet de Pouma, agissant semble-t-il sur ordre expresse et direct de son Ministre de tutelle, a décidé depuis ce matin 07 Août 2020 de procéder manu militari à la désignation du nouveau Chef traditionnel de Ngompem. Le 12 Août 2020, l’objectif à peine dissimulé est d’imposer Monsieur Wilfried Yinda, fils de Monsieur Louis Yinda, après un simulacre de consultation publique avec la complicité de quelques notables non représentatifs, préalablement choisis et grassement payés pour la cause », précise la correspondance.

La position de Martin Camus Mimb

Le journaliste sportif et promoteur de Radio sport infos (RSI), dénonce l’incursion omniprésente de l’administration. Il dénonce la volonté de l'administration de faire passer en force un successeur sans respecter le carnevas normal. « Qu'est-ce qui fait courir des gens qui ont eu des carrières pleines et remplies vers les chefferies traditionnelles, au mépris de la loi, des règles de vie commune et des valeurs ancestrales ? J'ai reçu ce document des jeunes de Ngompem par Pouma. La cérémonie de désignation est prévue pour demain. Je ne sais pas jusqu'à quel point c'est vrai. Mais je me sens interpellé parce que mon propre village Longasse n'est pas épargné. Des batailles inutiles. Au mépris de la volonté des défunts chefs, juste avec la puissance financière et le sissia. Le drame, est que certains administrateurs civils entrent dans cette danse macabre et font n'importe quoi. Monsieur le Ministre de l'administration territoriale, il ya des textes qui existent et des logiques de préséance dans la succession. À cette allure, on remplacera un jour le Sultan des Bamouns par décret. Il faut stopper cela et en urgence ! », écrit MCM.

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