Vous-êtes ici: AccueilActualités2021 04 20Article 591070

Actualités of Tuesday, 20 April 2021

Source: www.camerounweb.com

Martin Camus Mimb annonce la mort de la presse camerounaise

Martin Camus Mimb annonce la mort de la presse camerounaise Martin Camus Mimb annonce la mort de la presse camerounaise

Très critique vis-à-vis des professionnels de média camerounais (dont il fait partie), le journaliste sportif Martin Camus Mimb déplore le manque d'audace et d’ingéniosité de ses confrères. Au moment où le Cameroun perd plusieurs personnalités comme l'ancienne première dame Germaine Ahidjo ou encore le cardinal Christian Tumi le journaliste s'attendait à des séries de reportages sur la vie de ces illustres disparus. Pour lui, il n'y a plus l'ombre d'un doute, la presse camerounaise est morte.


Voici l'intégralité de sa tribune


Grands moments de tristesse… Je ne serais pas triste…si pour les enjeux qui nous offrent l’étreinte, la télévision et les médias eux-mêmes, n’étaient pas entrain de rentrer à la morgue, leur décès étant plus que jamais d’actualité…
Je me serais assis ce jour, en non stop devant mon petit écran, pour ingurgiter des tonnes de documentaires sur la Première Première Dame qui vient de nous quitter…
Je verrais ses jours heureux avec le Premier Président, son rôle et son influence, sa progéniture et ses derniers jours. Je verrais l’œuvre du Cardinal Christian Tumi qu’on célèbre ce jour, ses accointances réels ou fictifs avec la politique, son oeuvre pastorale immense et le boom immobilier de l’église catholique sous son règne…


Je verrais des reportages sur les billes de bois de la mort qui ont semé la désolation sur la pénétrante Est à Douala. Je verrais des enquêtes sur les relations Secteur Privé secteur public, pour comprendre la lune de miel et de fiel du Gicam avec le gouvernement….


Mais, je ne verrai pas tout cela, parceque la télévision a des sujets plus importants. Elle est affectée dans des recherches archéologiques, pour faire avancer l’humanité dans la connaissance des descendances perdues. Même la presse écrite ? Quand elle ne fait pas le procès de Ngoh Ngoh, elle fouille les culottes de Célestin Tawamba ou les jupons de Jean de Dieu Momo…


Sacré journalisme qui renforce la tristesse en ces jours tristes. Alors quand vous me voyez pleurer, laisser moi pleurer. Je ne pleure pas pour les morts qu’on va enterrer et qu’on va oublier, mais pour le mort qui refuse la sépulture, et qui chaque jour va hanter notre quotidien…LE JOURNALISME. À chacun son deuil. Mais on n’oublie pas le rituel : REPOSEZ TOUS EN PAIX !

Rejoignez notre newsletter!