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General News of Thursday, 26 November 2020

Source: stopblablacam.com

Maroua II : le sous-préfet étouffe un projet de manifestation du MRC

La manifestation annoncée pour le 29 novembre 2020 par « le collectif citoyen contre les souffrances du peuple » est désormais interdite, selon une décision du sous-préfet de l’arrondissement de Maroua II (région de l’Extrême-Nord), Julien Eymard Plong.

Dans un acte administratif signé dans la journée du mardi 24 novembre 2020, l’autorité administrative proscrit « jusqu’à nouvel avis », « toutes marches, activités, publications, réunions et manifestations publiques projetées par le ’’Collectif citoyen contre les souffrances du peuple’’ » sur l’étendue de son territoire de commandement.

Julien Eymard Plong qui redoute une menace de trouble à l’ordre public, y voit une « démarche visant à porter atteinte à l’unité et à la paix sociale » au moment où le Cameroun est de plain-pied dans l’organisation des élections régionales prévues le 6 décembre 2020.

Selon une déclaration de manifestation déposée le 20 novembre dernier dans les services de la sous-préfecture de Maroua II, le collectif voulait battre le pavé pour dénoncer les « souffrances humaines évitables dont sont victimes les populations camerounaises en général et celles de l’Extrême-nord en particulier ».

Collectif pro-MRC

Le groupe parle notamment « du mauvais état des routes, des délestages, la pénurie d’eau, l’insécurité due aux exactions de Boko Haram » ; des populations qui « vivent la détresse au quotidien à cause des infrastructures routières, scolaires même sanitaires en piteux état ».

De source introduite, le sous-préfet de Maroua II soupçonne le Collectif citoyen contre les souffrances du peuple d’être un paravent du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) dans le cadre de cette initiative.

En effet, ce collectif a pour porte-parole Jean Pierre Boutche, un politique connu comme étant Secrétaire de la fédération communale MRC à Maroua.

Le MRC fait partie des formations politiques camerounaises qui s’oppose à l’organisation des élections régionales. Le parti de Maurice Kamto a dans ce sens bravé l’interdiction prononcée par les autorités pour initier des marches de contestation dans certaines villes du Cameroun.

Et même si ces manifestations n’ont pas connu de fortes mobilisations, le candidat malheureux à la présidentielle d’octobre 2018, assigné à résidence, a promis de tenir de nouvelles initiatives pour faire entendre sa voix.

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