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Politique of Thursday, 25 February 2021

Source: Cameroon Info

Marches du 22 septembre: les détenus du MRC chargent proprement le juge Joël Albert Bias

Leurs avocats dénoncent les lenteurs dans la procédure de leurs clients, et l’ont fait savoir dans une requête adressée à la présidente du tribunal.
Plusieurs manifestants arrêtés dans le cadre des marches pacifiques organisées le mardi 22 septembre 2020 par le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), dont 48 de ses militants, sont toujours en détention et jugés devant le Tribunal militaire de Yaoundé. La procédure ne semble pas avancer au rythme souhaité par les avocats de la défense, lesquels accusent le juge de cette cour martiale, Joël Albert Bias, d’être à l’origine de cette situation.

Le Collectif d’avocats Me Sylvain Souop qui s’est constitué pour la défense des manifestants récuse le juge, et l’ont fait savoir à la présidente du tribunal, indique le quotidien Le Jour de ce jeudi 25 février 2021. «Ces avocats ont saisi la présidente du tribunal militaire pour que le juge indexé soit retiré de toutes les affaires en instruction devant cette juridiction contre 48 militants du MRC», lit-on dans les colonnes du journal de Haman Mana. En clair, le collectif dirigé par Me Hippolyte Meli accuse le magistrat de «déni de justice, violation des délais raisonnables et vice de partialité». Aussi, «le Collectif d’avocats dénonce la division inexplicable de l’action publique qui s’exerce, tantôt devant les juridictions de droit commun comme au tribunal de première instance tantôt devant les juridictions d’exception comme c’est le cas au tribunal militaire pour les mêmes faits qualifiés d’infraction», ajoutent nos confrères.

Les 48 militants du parti de Maurice Kamto sont actuellement en séjour à la prison centrale de Kondengui. Ils avaient été arrêtés pour des motifs de tentative de révolution, de rébellion, d’attroupement aggravé et défaut de Carte nationale d’identité. Depuis leur arrestation, leurs avocats n’ont eu de cesse de dénoncer des cas de violations de leurs droits, notamment des violences physiques perpétrées par les forces de l’ordre.

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