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General News of Wednesday, 2 December 2020

Source: Actu Cameroun

Marches du 22 septembre 2020: plusieurs militants du MRC toujours incarcérés

Sur plus de 600 personnes arrêtées jusqu’au 22 septembre dernier, près de 160 restent encore derrière les barreaux, malgré la pression des avocats et des défenseurs des droits de l’Homme.

Plusieurs militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun sont toujours incarcérés malgré la pression des avocats et des organisations de défense des droits de l’Homme. A la date du 28 novembre dernier, près de 160 partisans de Maurice étaient toujours détenus dans au moins 4 prisons au Cameroun.

Selon maitre Hypolite Meli, président du collectif des avocats du MRC et de Maurice Kamto, les militants concernés sont détenus dans les prisons de Yaoundé, Douala, Nkongsamba et Mfou. Concrètement, il s’agit de 49 personnes à Yaoundé, 8 à Mfou, 5 à Nkongsamba, 5 à Bafoussam et près de 120 à Douala, incarcérées et jugées par des juridictions différentes.

Parmi les détenus de Yaoundé, une trentaine est poursuivi au Tribunal d’Ekounou, pendant que 7 font l’objet de poursuite pour fragrant délit au Tribunal de Première Instance de Yaoundé (TPI). Si les affaires de la plupart des détenus de Yaoundé sont déjà en jugement, ceux poursuivis au Tribunal militaire sont encore en instruction, tandis que ceux de Mfou et de Nkongsamba ont respectivement été condamnés à 4 et 24 mois d’emprisonnement ferme. Les avocats ont fait appel pour dénoncer « des condamnations iniques », et attendent que les procédures reprennent dans les juridictions concernées.

Deux poids deux mesures

Les procédures engagées contre certains militants du Mouvement pour la Reconnaissance du Cameroun font l’objet de quelques curiosités selon maitre Hyppolite Meli, chef de file des avocats de la défense. L’homme de droit explique ne pas comprendre le fait que plusieurs personnes qui ont été arrêtées le même jour, au même moment et pour la même cause soient jugées dans des juridictions différentes.

Il cite le cas de certains militants arrêtés dans le cadre des marches à Nkoabang le 22 septembre et dont certains sont jugés dans une juridiction militaire et d’autres dans une juridiction civile. Il déplore en plus le fait qu’en date du 24 septembre 2020, le gouverneur de la région du Centre Naseri Paul Bea, avait signé une garde à vue administrative de 15 jours à l’encontre de 77 personnes. Curieusement une trentaine de ses gardés à vue ont été libérés.

« On se demande, quel est le critère de discrimination dont se servent les enquêteurs », commente l’avocat. Selon lui, toutes ces situations découlent du travail approximatif des Officiers de Police Judiciaire (OPJ), qui collent les motifs aux détenus en fonction des allégations d’accusations qu’ils formulent et les envois dans la juridiction de leur choix. Maitre Hyppolite Meli se désole d’avantage du fait que le commissaire du gouvernement (procureur du tribunal militaire », reçoit les dossiers des personnes traduites devant sa juridiction et les envois directement en instruction sans évaluer au préalable de la pertinence des dossiers qui lui sont transmis.

Il faut noter que parmi les détenus traduits devant les juridictions militaires, l’on cite Olivier Bibou Nissack, porte-parole de Maurice Kamto arrêté à son domicile et Alain Fogue, trésorier du MRC interpellé chez Maurice Kamto dans la nuit du 21 au 22 septembre.

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