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General News of Wednesday, 30 September 2020

Source: Actu Cameroun

Marche du 22 septembre: activement recherchés, certains militants du MRC vivent désormais en cachette

Parmi les personnes en cavale, Albert Ndzongang, le conseiller spécial de Maurice Kamto. Il vit caché dans un lieu secret.

Près de 600 personnes ont été arrêtées suite aux manifestations pacifiques du 22 septembre 2020. Certains meneurs et organisateurs de cette « aventure insurrectionnelle » ont également été arrêtés. Ils répondent de leurs actes devant la justice, selon René Emmanuel Sadi, le ministre camerounais de la Communication.

A l’en croire, d’autres initiateurs de ces marches anti-Biya sont activement recherchés par les services de sécurité aux mêmes fins. Parmi les personnes en cavale, Albert Ndzongang, le conseiller spécial de Maurice Kamto, le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Il vit caché dans un lieu secret.


Une cavale sans issue ?
« La résidence de Albert Dzongang est actuellement sous surveillance. Albert Dzongang ne s’y trouve pas. Recherché depuis mardi par les forces de sécurité pour avoir participé à la marche pacifique où il a été brutalisé », informait Boris Bertolt, le lanceur d’alerte jeudi 24 septembre 2020.

A l’instar d’Albert Dzongang, les militants et sympathisants du MRC qui ont marché le 22 pour revendiquer de meilleures conditions de vie vivent en cachette. « Les militants du MRC sont aujourd’hui obligés de vivre en cachette, en fuite, en retrait à cause de leurs opinions politiques et on viendra nous parler de la démocratie ! Quel paradoxe ! » Affirme Fotsing Nzodjou sur sa page Facebook.


Le militant du MRC dit avoir été traqué dans les rues de Douala comme un vulgaire. « Vous m’avez poursuivi à Dakar avant les marches, vous m’avez blessé durant les marches, vous m’avez encore poursuivi à Nkololoun après les marches, vous me cherchez partout et je fuis comme un voleur ? Non je ne suis pas un voleur, je suis un simple citoyen qui veut juste exprimer ses idées », clame-t-il.

Selon certaines indiscrétions, tous ceux qui sont détenus dans des conditions inhumaines dans les brigades et commissariats obtiennent leur liberté à prix d’or. « …les éventuelles libérations sont monnayées par les chefs de ces unités de brigades et police », révèle Fotsing Nzodjou.

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