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Infos Business of Friday, 18 June 2021

Source: www.camerounweb.com

Marchés : nouveau risque d’augmentation des prix du riz au Cameroun

La pandémie à coronavirus ayant rendu le riz rare. La pandémie à coronavirus ayant rendu le riz rare.

Les importateurs déplorent le l’augmentation de leurs charges d’exploitation et le relèvement du prix de cette denrée alimentaire à l’international.

Les importateurs affirment avoir baissé leurs marges bénéficiaires pour garder leurs produits accessibles aux consommateurs.

La pandémie à coronavirus ayant rendu le riz rare à l’international et son coût d’achat élevé.

S’exprimant sur la situation du riz au Cameroun, Jacquis Kemleu Tchabgou, secrétaire général du groupement des importateurs de riz du Cameroun (Girc) a reconnu que la pandémie à coronavirus ayant rendu le riz rare à l’international et son coût d’achat élevé. « C’est ce qui justifie la légère remontée de son coût de revient », explique-t-il. Les importateurs assurent que depuis 10 ans, ils n’ont pas relevé le prix de vente du kilogramme des différents types de riz, malgré l’augmentation de leurs charges d’exploitation et le relèvement du prix de cette denrée alimentaire à l’international. Ils ont plutôt baissé leurs marges bénéficiaires pour garder leurs produits accessibles aux consommateurs.

La spéculation en cours

Selon M. Kemleu, la spéculation en cours n’est pas le fait des importateurs, mais des grossistes et des détaillants, qui approvisionnent près de 60 % du marché national. En plus il y a aussi le phénomène de fraude, actuellement, un riz gabonais perturbe le marché camerounais. Introduit dans le circuit d’une manière illégale, il fait une concurrence déloyale à ceux importés par des nationaux. Le sac de 50 kilogrammes est vendu à 16 000 F au lieu de 21500 F. Hormis ce souci, d’autres difficultés risquent de déteindre sur le prix du kilogramme de riz. Il s’agit de la rareté des devises au niveau des banques commerciales, engendrant des conséquences directes, notamment la hausse des taux de transfert pour le paiement des marchandises des fournisseurs (environ 10% de la valeur en fonction des banques). Les délais d’exécution des transferts jugés très longs par les importateurs. Ils vont à une moyenne de plus de quatre semaines, l’augmentation des coûts de toutes les opérations dans l’enceinte portuaire sont d’autres contraintes.

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