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General News of Monday, 3 August 2020

Source: Actu Cameroun

Marafa Hamidou Yaya, les vœux d'un ancien ministre qui convoite le fauteuil de Biya

L’ancien ministre d’Etat emprisonné a profité de la fête du mouton, célébrée le vendredi 1er août dernier pour passer des messages.

C’est sur sa page officielle Facebook que l’ancien ministre d’Etat, qui n’a jamais fait mystère de ses intentions de briguer la magistrature suprême, s’est rappelé aux bons soins de ses compatriotes. Il a saisi l’occasion de la fête du mouton pour le faire. «Mes chers compatriotes. A tous ceux qui la célèbrent, je souhaite une bonne fête de l’Aïd.

Et permettez-moi d’associer ceux d’entre vous qui ’ne sont pas musulmans à cette célébration. Car cette fête porte une valeur universelle. Cette valeur universelle, c’est celle du pardon. Le pardon qu’on demande, le pardon qu’on accorde. Le pardon qui pacifie la discorde au sein des familles, entre les amis, entre les enfants d’une même nation. Notre pays est divisé, c’est peu de le dire. Mais la réconciliation est possible.

L’avènement d’une société fondée sur la confiance et la justice est possible. Il est possible si chacun, à sa mesure, choisit dès aujourd’hui dépasser outre les différences pour traiter ses prochains en frère et en sœur. De ne pas voir dans les différences de tout ordre linguistique, tribal, politique-,une raison d’attenter à la dignité et à l’égalité de tous.

Aujourd’hui, de ma cellule, je vous demande pardon pour les torts que j’aurais pu involontairement vous causer, et je donne mon pardon pour les torts qui m’ont été causés. Et, humblement, je prie pour que cet exemple soit une inspiration. Bonne fête à tous !»

Pour nombre d’analystes politiques, cette sortie de Marafa qui reste en droite ligne de ses habitudes en pareilles circonstances ne serait toutefois pas dénuée de tout arrière-pensée politique, «Marafa n’est pas fini. Chacune de ses sorties suscite toujours autant de commentaires. Cette fois-ci, il parle de pardon et beaucoup se demandent si sa vraie cible n’est pas le chef de l’Etat. Je me demande s’il ne lui dit pas : je t’ai pardonné, je te demande également de me pardonner pour d’éventuels torts commis… Si tel est le cas, le ministre d’Etat aurait ainsi engagé avec son ancien patron, une démarche de réconciliation des cœurs sans toutefois relier ses engagements politiques», croit savoir Malloum Hassan, enseignant à Ngaoundéré et fervent soutien de l’ancien ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République.

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