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Politique of Friday, 23 October 2020

Source: Actu Cameroun

Manifestations du 22 septembre: confiscation des biens des personnes arrêtées

Dans un entretien accordé au journal Le Jour n°3284, Me Hippolyte Meli, coordonnateur du collectif Sylvain Souop, raconte les différents abus dont sont victimes les manifestants interpellés.

Suite aux manifestations du 22 septembre 2020, des centaines de personnes sont arrêtées par les autorités policières. Pour assurer leur défense, des avocats regroupés autour du collectif Sylvain Souop sont mobilisés. Dans un entretien accordé au journal Le Jour n°3284, Me Hippolyte Meli, le coordonnateur dudit collectif, évoque les différents abus dont sont victimes les manifestants interpellés.

Il évoque notamment les cas de confiscation des avoirs et des biens des manifestants « arbitrairement », arrêtés et détenus. Des biens « qui ne sont ni sous scellés, ni sous consignes, et qui se baladent soit dans les unités, soit entre les mains des éléments de police et de gendarmerie. »

Des raisons d’être inquiets

L’avocat au barreau du Cameroun ajoute: « C’est encore les cas signalés du business à large spectre sur les manifestants, victimes d’arrestations arbitraires, dans les unités de police et gendarmerie, dans les parquets et cabinets des juges d’instruction militaires, y compris les pénitenciers, que ne cessent de nous révéler les familles et même les membres de notre équipe de défense.«

Dans l’interview, Me Meli parle également des difficultés rencontrées sur le terrain par le collectif. D’abord plusieurs entraves liées à l’exercice de la profession d’avocat, et ensuite « le mutisme des administrations qui ne communiquent pas ».

Le coordonnateur du collectif Sylvain Souop se dit très inquiet. Notamment concernant le cas Olivier Bibou Nissack, le porte-parole de Maurice Kamto. « Nous y reviendrons après des informations positives déjà recoupées au sujet des actes inacceptables qu’il y subit. Il en est de même pour ceux, sept (7) et plus, qui n’ont toujours pas eu accès aux services d’avocats et qui y sont inaccessibles, interdits de visite d’avocat. », promet-il.

Rappelons que lors d’un précédent entretien dans Le Messager, Me Hippolyte Meli, a décrit le visage hideux du Service central de recherches judiciaires (SCRJ). « Je ne comprends pas ce qui arrive au SCRJ, dont le climat a radicalement changé par rapport à ce que nous y avons vécu l’an dernier. C’est leur vraie nature de célèbre tortionnaire qui revient. Elle ne se dirige plus seulement sur les citoyens arbitrairement et illégalement arrêtés et détenus. Mais désormais sur les avocats. Pourtant si les gendarmes n’arrêtent pas les citoyens et ne les détiennent pas, ils ne rencontreront pas les avocats sur leur chemin. Je ne sais pas quel est le code qui s’applique au SCRJ? », a-t-il déploré.

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