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General News of Thursday, 16 July 2020

Source: alwihdainfo.com

Malversations : polémique autour de cette résidence du Cameroun à Paris


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Au moment où le ministre camerounais de la Communication, René Emmanuel Sadi monte au créneau pour dénoncer les dérives médiatiques, la désinformation systématique et le lynchage des personnalités nationales et étrangères dans l’espace public, l’on déplore une fois de plus, la dérive des réseaux sociaux qui se distinguent dans la diffusion et le partage de fausses nouvelles. C’est dans cette tendance éditoriale que peut être placé l’indécent spectacle offert le 12 juillet dernier à Paris, par un groupuscule ayant à sa tête un pseudo-polémiste. Ce dernier, dans ses fantasmes, parle de l’occupation de la résidence de St-Maur par un parent de l’actuel ministre, directeur du Cabinet civil. Pourtant, à la confrontation des faits, il n’y a aucune justification pour que des proches d’un ancien ambassadeur du Cameroun en France, continuent à résider dans une propriété de l’Etat du Cameroun.


Dans le but de bien éclairer l’opinion sur ces élucubrations et de stopper une tentative criminelle d'écorner l'image irréprochable de ce collaborateur sans tâches du chef de l’Etat du Cameroun, il faut revisiter des faits vérifiables. En effet en 2008, à l’époque de l’ambassadeur Lejeune Mbella Mbella, actuel ministre des Relations extérieures, une résidence de haut standing, sur 1600 m2 dont 900 m2 habitables, d’une valeur de 3 milliards de Fcfa, située au 52 Avenue Albert 1er à St-Maur des Fossés, en région parisienne, avait été acquise par l’Etat du Cameroun.


La décision d’acquérir cette habitation diplomatique, située en banlieue parisienne, à deux heures de Paris en période de pointe, a été dictée par un besoin légitime de doter le Cameroun d’une résidence alliant fonctionnalité et standing. Il faut rappeler qu’à l’issue de ce processus, les langues se sont déliées pour dénoncer certaines « irrégularités » qui auraient émaillé le processus d’achat. Certains sont même allés jusqu'à estimer le coût disproportionné, comparativement aux prix du marché. Ce qui a créé l’émoi au sein du microcosme politico-médiatique camerounais.


Or, à l’époque des faits Samuel Mvondo Ayolo, était ambassadeur du Cameroun au Gabon. Il quitte Libreville le 11 avril 2016 pour le prestigieux poste d’ambassadeur du Cameroun en France avec résidence à Paris. A son arrivée dans la capitale française, comme il est de tradition chez les hauts commis de l’État mutés (dans la préfectorale, les forces de défense et de maintien de l’ordre, les chefs de missions diplomatiques etc.), le nouveau plénipotentiaire a d’abord déposer ses valises à l’hôtel la Clé à 5 minutes du Trocadero. S'ensuivra une visite exhaustive du patrimoine immobilier du Cameroun en France. A côté de la très controversée résidence de St Maure, l’État du Cameroun (sous le président Ahidjo), a largement investi dans la pierre (Saint-Cloud, Longchamp, Issy-les-Moulineaux, Neuilly-sur-Seine etc.). Un rapport circonstancié sera adressé au chef de l’État où des réserves, sur le caractère peu approprié de cet immeuble, ont été émises. Fort de cela, le chef de l’État a donné son accord pour la location d'une nouvelle résidence. Le nouvel ambassadeur jettera son dévolu sur un luxueux hôtel particulier, à dix minutes de la chancellerie, sis à Auteuil.


Usages diplomatiques


Dans les usages diplomatiques, il est suggéré aux officiels accrédités dans un pays d’accueil de privilégier certains quartiers, voire arrondissements, alliant confort et sécurité. Au Cameroun, on peut compter des quartiers comme Hippodrome et Bastos (Yaoundé), Bonanjo et Bonapriso (Douala) par exemple. Toute une compagnie de sécurisation des diplomates a même été créée à cet effet.


Le seul but était de mettre à la disposition du nouvel ambassadeur un outil lui permettant d’assumer sa haute mission de représentation d'un Etat. Un principe de représentation du Cameroun qui semble échapper à certains.
Une mission diplomatique a de nombreuses missions. En dehors de celle de promotion du pays, de renseignements, il y a aussi la représentation. Les diplomates ne sont pas les seuls à s'acquitter avec bonheur de cette mission. Par le passé, l’on a vu tous ces Camerounais qui portent avec éclat le Vert-Rouge-Jaune (le drapeau national) aux quatre coins du globe (sportifs, musiciens, hommes et femmes de lettres et autres chercheurs et inventeurs, sans oublier la diaspora positive).


Fort d'un contrat de bail d’un an renouvelable, l’ambassadeur Mvondo Ayolo aménagera à Michel Ange. Une fois son remplaçant arrivé à Paris en mai 2019, ce bail sera aussitôt résilié, car l’arrivée d’un nouvel ambassadeur est suivie de la remise des copies figurées de lettres de créances, et la remise des lettres de créances et celles de rappel de son prédécesseur, le tout marqué par la fin officielle de la mission d’un ambassadeur.


En ce qui concerne plus particulièrement la résidence de Saint-Maur, en région parisienne, qui a fait l'objet d'un sit-in de certains membres, agitateurs de la communauté camerounaise, celle-ci ne pouvant rester inoccupée pour des raisons de sécurité, sa garde sera confiée à Célestin Mfoula. Ce dernier aura une seule mission, le gardiennage de ce bâtiment, car des individus malfamés s'en seraient donné à cœur joie. Son choix permettait également de réduire considérablement les frais de gardiennage et d’entretien.


Quelques jours après l’arrivée de l’ambassadeur Alfred Nguini, et au terme d’un inventaire du mobilier, Célestin Mfoula remettra les clés au percepteur de l’ambassade à Paris. Aujourd’hui, l'agitation qui est faite dans les réseaux sociaux autour de cette résidence de Saint-Maur-des-Fossés n'a pas de sens. Elle procède d'une malveillance bien calculée. Que cache cette agitation ? Les commanditaires de ce pseudo activiste sont connus.


Il est à craindre que le feu de brousse qu'ils ont allumé avec l'usage injustifié du nom d’un collaborateur du chef de l’État finira par se refermer sur eux. Que veulent-ils occulter ? En toute évidence, leur forfaiture sera bientôt rendue publique. Et le moment venu, il reviendra à l'État central de décider du sort de cette bâtisse et des autres biens immobiliers qui restent la propriété du Cameroun.

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