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General News of Friday, 22 February 2019

Source: Repères N°714

Mairie de Douala 3e: Théophile Kwapnang sauve son poste de justesse

L’exécutif municipal en place a par ailleurs soldé sa dette de 200 millions de FCFA à la Caisse nationale de prévoyance sociale.

La mairie de Douala 3e est la plus vaste de la capitale économique du Cameroun. Avec ses 104 quartiers, cette municipalité gérée depuis 2013 par Job Théophile Kwapnang – un maire issu du Social democratic front SDF- est par ailleurs l’une des municipalités des plus complexes de la ville. C’est ici que se trouve le très célèbre carrefour Ndokoti, avec ses embouteillages et une forte activité de mototaxis. Et donc, lorsqu’on parle du désordre urbain dans la cité des affaires du Cameroun, Ndokoti et sur- tout, ses benskineurs –les conducteurs de moto taxis- ne sont pas toujours bien vus.

Pourtant l’exécutif municipal ici confesse que la fluidité mise en place pour la paie des impôts a fini par convaincre même les benskineurs, qui ont désormais leur endroit de pré- dilection pour s’acquitter de leur devoir. «C’est ici qu’ils préfèrent venir», glisse le maire. En dehors des stratégies de collecte de fonds des conducteurs d’engins à deux roues, une véritable bataille a été ouverte pour tordre le cou à la corruption et à l’arnaque des usagers, terreau fertile pour certains des 300 employés de cette municipalité créée en 1987 et qui, pendant de longues années, a été entre les mains d’un maire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Le management instauré par le dernier maire du parti au pouvoir a débouté les habitants de Douala 3e car, rencontrer Oumarou Fadil relevait de l’exploit. «Ce qui a long- temps changé avec l’équipe en place», apprend-on des usagers.

Parallèlement, la mairie devait la rondelette somme de 200 millions de FCFA à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), une ardoise réglée par l’équipe SDF en poste. «Lorsque nous sommes arrivés, les cotisations sociales n’étaient plus payées. La mairie avait un compte administratif de 900 millions de FCFA. Nous avons en 2018 réalisé 1,8 milliards de FCFA. On peut parler de notre chiffre d’affaires. Avec un peu plus de temps, nous pouvons le mettre à 3 milliards», se convainc Job Théophile Kwapnang. La mairie qu’il manage dépense 62 mil- lions de francs par mois pour la paie des salaires. Mais il faut aller au-delà, tous les habitants de Douala 3e n’ont pas de livret à leur mairie et doivent donc toucher du doigt ce qui est fait pour leur quotidien.

Dans ce volet, 44 écoles ont reçu du matériel didactique – le paquet minimum- et quatre hôpitaux ont vu leur plateau technique rénové, l’hôpital de Ndogpassi (une zone du coin) a été réhabilité, 44 écoles ont reçu des tables bancs, tout comme 14 établissements du secondaire ont été ravitaillés en tables bancs. Selon le maire il faudrait deux ans pour parcourir de bout en bout tous les quartiers. Du coup, la municipalité cible d’abord certaines zones prioritaires, sans délaisser d’autres. 26 tronçons de route ont été reprofilés, six ouvrages permettant la traversée ont été posés.

Le projet « filets sociaux », une initiative conjointement menée par le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), la Banque mondiale et la commune de Douala 3e a reçu 1500 personnes vulnérables, huit paiements de 20 mille par personne ont déjà été effectués, il reste deux paiements du même montant. « 55 % des bénéficiaires ont lancé des activités économiques, 20 % ont renforcé leurs activités économiques, nous enregistrons 25 % d’échec, 102 personnes ont été sorties et du projet, car elles ne le méritaient pas, mais elles ont été remplacées», a annoncé la mairie au cours de son échange avec la presse le 15 février