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General News of Tuesday, 23 March 2021

Source: Actu Cameroun

Magistrature suprême: Franck, le possible successeur de son père Paul Biya ?

Une vaste campagne d’adhésion a été lancée dans le pays et au sein de la diaspora afin de regrouper le plus de personnes possibles pour soutenir le fils du président camerounais.


Depuis quelques temps, le débat sur la succession de Paul Biya, 88 ans, fait rage au Cameroun. Le nom d’Emmanuel Franck Biya, fils aîné du chef de l’Etat, est cité comme un possible successeur. Une thèse nourrit par des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, depuis plus d’une semaine appellent à la candidature de Franck Biya.

Malgré le silence du concerné, le Mouvement citoyen des Fcan pour la paix et l’unité du Cameroun, une formation politique hétéroclite dirigée depuis 2013 par Mohamed Rahim Noumeau, un chef d’entreprise, estime que Franck Biya est un successeur crédible.

D’ailleurs, une vaste campagne d’adhésion a été lancée dans le pays et au sein de la diaspora afin de regrouper le plus de personnes possibles pour soutenir le fils du président camerounais.

« Franck Biya apparaît comme le jeune qui réunit toutes les compétences nécessaires. Pour avoir occupé le poste de conseiller spécial du président Paul Biya pendant près de 25 ans, il est clair qu’il maîtrise les dossiers sensibles du Cameroun, il maîtrise la politique interne et externe du pays. Franck Biya est discret, c’est un entrepreneur. Autant de raisons parmi d’autres qui nous ont motivé à l’appeler à se présenter à la présidentielle de 2025. À propos de son mutisme, le connaissant, ça pourrait être stratégique », soutient a micro de la Deutsche Welle Nathan Abomo, le chargé de la communication du Mouvement citoyen des Franckistes pour la paix et l’unité du Cameroun.


Le cadre institutionnel du Cameroun

Si certains Camerounais voient le fils ainé de Paul Biya à la tête du pays, Olivier Bile le président de l’Union pour la fraternité et la prospérité (UFP), pense le contraire : « Le Cameroun ne sera jamais le Gabon, ni la RDC, ni le Togo. Le Cameroun est un pays qui a pour vocation à se libérer le plus rapidement possible des chaînes du système néocolonial qui lui ont fait tant de mal. Et cette libération ne saurait en aucune manière être accomplie par un acteur de la reproduction du système. Quel que soit son bord politique ou sa famille. Le Cameroun après Biya sera un Cameroun libéré de toute pression néocolonialiste. »

Selon Patrice Siméon Mvomo, analyste politique, le cadre institutionnel du Cameroun n’est pas favorable à une transition dynastique. Il affirme que « la constitution camerounaise est assez claire. Les Camerounais sont ceux sur qui repose la succession. L’article 6 à partir de l’alinéa 4 précise qu’en cas de vacance prolongée et constatée du président de la République, l’intérim est assuré par le président du Sénat. C’est lui qui est chargé d’organiser les élections 20 jours au moins ou 40 jours au plus après cette vacance. Toutes les institutions sont mises sur pied pour cela et c’est à elles qu’on se réfère. »

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