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General News of Monday, 21 December 2020

Source: 24cameroun.com/

Médias: les patrons de presse plaident pour une revalorisation de l’aide à la presse privée

Cette subvention étatique remise chaque année aux organes de presse privée n’est que de 300 millions de FCFA, et est jugée très famélique par le Réseau des Patrons de Presse du Cameroun, qui a saisi le chef de l’Etat Paul Biya à cet effet.

Le samedi 19 décembre 2020 marquait le 30e anniversaire de l’avènement de la liberté de la presse au Cameroun, avec la promulgation de la loi n°90/052 du 19 décembre 1990 sur la liberté de communication sociale. Cette occasion a failli échapper aux professionnels de la communication, mais a été fort opportunément rappelée par François Mboke, le président du Réseau des Patrons de Presse du Cameroun (REPAC), en une circontance toute aussi particulière, au cours d’un dîner de presse organisé samedi dernier à Yaoundé par le Mouvement Réformateur (MR), un parti politique, à l’honneur des journalistes.

Dans la foulée de ce 30e anniversaire, le REPAC a adressé une lettre au président de la République, Paul Biya, dans laquelle il l’interpelle sa sagesse sur les «nombreuses promesses faites pendant cette période pour la modernisation du cadre légal de la communication sociale au Cameroun ainsi que la viabilité économique des entreprises de presse», lit-on dans la missive signée de François Mboke, par ailleurs directeur de publication du journal «Diapason».

Ils ont égrené un chapelet de revendications, notamment celles liées à l’amélioration des conditions de travail et à la protection des journalistes, ou encore l’appui du gouvernement au secteur de la presse privée, notamment la dépénalisation des délits de presse, l’inviolabilité des salles de rédaction.

Les patrons de presse formulent par ailleurs le vœu que le gouvernement favorise la création d’une structure chargée de recenser, de suivre, recueillir et gérer l’aide à la presse et les ressources additionnelles, à l’instar de la direction générale autonome adoptée à l’issue des états généraux de la Communication en 2012, et qui n’est jampais sortie des fonts baptismaux; de relever le montant de cette aide directe de 300 millions actuels à 2 à 3 milliards de FCFA par an; d’imposer les abonnements des administrations et grandes écoles aux journaux privés; d’autoriser le prélèvement d’un pourcentage sur la redevance audiovisuelle actuelle au profit de la presse privée...

Le REPAC propose par ailleurs une restructuration du Conseil National de la Communication (CNC), l’organe de régulation des médias, et de renforcer ses pouvoirs en lui conférant le pouvoir de délivrer la carte de presse.

Il importe de préciser que certaines doléances formulées par les patrons de presse sont contenues dans les résolutions des états généraux de la communication tenus en 2012, qui pour la plupart sont restées lettre morte.

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