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General News of Monday, 20 January 2020

Source: camerounweb.com

Média : Martinez Zogo victime de la justice des puissants

L’animateur est aux arrêts depuis le 17 janvier dernier et en détention au Secrétariat d’Etat à la défense (Sed). Pour certains analystes son arrestation remet au goût du jour le fameux débat sur la stabilité psychologique des principaux collaborateurs du président de la République.

Selon le journal L’Indépendant en kiosque ce lundi, l’animateur de l’émission «embouteillage» sur amplitude Fm, une radio urbaine de Yaoundé est confronté à «la justice des puissants». Pour le tabloïd, il est sommairement arrêté au grand mépris des dispositions du nouveau code de procédure pénale. Ce lundi, il est devant le procureur de la République pour connaître les motifs de son interpellation. Mais le journal croit savoir qu’il est reproché «une série d’émissions jugées calomnieuses sur l’actuel directeur du cabinet civil de la présidence de la République, Samuel Mvondo Ayolo».

On lit ainsi dans le journal, «qu’après les incidents de Genève et de l’hôtel Le Meurice, pendant lesquels les activistes de la Bas veulent s’en prendre à l’intégrité physique de Paul Biya, Martinez Zogo fait un réquisitoire en règle sur les méthodes et la compétence du Directeur du cabinet civil. Jouant sur une fibre nostalgique, il regrette l’époque de son prédécesseur, Martin Belinga Eboutou. Ce dernier est présenté par l’animateur comme un stratège à la prodigalité proverbiale qui organisait des missions de repérage avant toute arrivée du vieux lion à l’étranger».

Rdpc

Dans cette logique de «dénonciation», le journal L’Indépendant informe que «la pingrerie de l’actuel Directeur du cabinet civil, refroidi les patriotes et autres soutiens du régime qui se dit tout bas, dans certains salons huppés de la capitale et dans les chaumières. Pour avoir été ambassadeur du Cameroun en France, ces événements surviennent au moment où Mvondo Ayolo trône comme Directeur du cabinet civil ne peut que surprendre l’observateur lucide. Comme si cela ne suffit pas, l’immixtion de Samuel Mvondo Ayolo lors des investitures du Rdpc dans son Dja et Lobo natal, contribue à rogner le capital d’estime dont il pouvait encore se prévaloir».

«Belinga Eboutou a été victime des attaques les plus sordides jusqu’à sa vie privée. Sa réputation a été à tort ou a raison, liée à la disparition brutale de Mgr Bala et à la mort d’un jeune étudiant à l’hôtel Hilton, sur fond de pratiques sexuelles déviantes. Mais au grand jamais il n’a osé traîner les hommes de médias en justice», conclut le journal.

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