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Politique of Friday, 5 February 2021

Source: Actu Cameroun

'M. Mota aurait bien aimé quitter la prison avec (…) le reste de nos militants'

Pour le vice-président du MRC, la libération de Mamadou Mota n’est pas une surprise. Puisqu’elle était attendue pour le 5 février 2021.
Mamadou Mota, le premier vice-président du MRC, est désormais libre. Il est sorti de prison dans la nuit du 4 au 5 février, après avoir passé un an et demi à Kondengui pour avoir organisé une marche pacifique, mais interdite, en 2019.

Après sa sortie de prison, les réactions n’ont pas tardé, la plupart étant de ses camarades du parti : « Nous exultons car lorsqu’une personne recouvre la liberté, il y a des raisons de se réjouir. Mais notre réjouissance est timide. Tout simplement parce que Mr Mota aurait bien aimé quitter la prison avec dans ses bagages, le reste de nos militants encore incarcérés. Le combat va continuer », réagit Me Emmanuel Simh, Avocat au barreau et Vice-président du MRC, joint ce matin par notre confrère d’ABK radio.

Pour l’homme politique la libération de Mamadou Mota n’est pas une surprise. Puisqu’elle était attendue pour le 5 février 2021; vu qu’il avait été arrêté en juin 2019 et condamné à 2 ans de prison.

«Il y a d’autres membres du parti qui sont détenus»

« L’on pensait que sa libération serait effective en matinée et non à 1 heure du matin. Mais, ça ne nous a pas empêché de l’accueillir avec joie…Il y’a encore d’autres membres du parti qui sont détenus …. On parle de près de 150 membres incarcérés à Douala, Yaoundé et Bafoussam beaucoup plus. Nous sommes là pour les accompagner juridiquement et judiciairement. », conclut Me Emmanuel Simh.

Maitre Hippolyte Meli Tiakouang est le porte-parole du Collectif d’avocats, chargés de défendre les militants et sympathisants du MRC emprisonnés. Il estime que « c’est un soulagement pour le collectif, Mamadou Mota vient de sortir des geôles après y avoir passé un séjour de presque 20 mois. Il a traversé des étapes très dures. Après la traversée, de ce qu’ils ont eux-mêmes qualifié de la haie d’horreur de la torture, torture à la fois policière, administrative et judiciaire, il se trouve en fin libre. Le vice-président Mamadou Mota n’a pas eu droit à un procès équitable. Déjà il n’avait aucun fait contre lui. La procédure contre lui était cavalière, cette procédure n’a respecté aucune forme juridique », a-t-il confié.

La mutinerie à la prison centrale de Kondengui

Pour rappel, Mamadou Mota était détenu depuis juin 2019 pour avoir organisé une marche interdite de revendication de la victoire de Maurice Kamto à la présidentielle d’octobre 2018. En octobre 2019, à la faveur d’une grâce présidentielle en direction de tous les « marcheurs » du MRC, Mamadou Mota aurait dû être libre.

En juillet 2019, il est accusé d’être l’un des meneurs d’une mutinerie à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé, dans laquelle il est incarcéré. Il sera reconnu coupable de « rébellion en groupe » et condamné à 24 mois ans de prison en septembre 2019.

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