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Actualités Régionales of Tuesday, 9 March 2021

Source: www.camerounweb.com

Lycée de Deido: un élève du pris en flagrant délit d'acte homosexuel avec un homme de 40 ans

Ils ont été copieusement bastonnés avant d'être conduit à  la brigade de Deido Ils ont été copieusement bastonnés avant d'être conduit à la brigade de Deido

La scène s'est produite au quartier Bilongue à Douala.

Le jeune d'environ 16 ans a été pris en flagrant délit d'acte homosexuel avec un homme de la quarantaine. Selon les témoins, le nommé Ombette Ambatta élève en seconde A4 espagnol a pris une permission à l'école prétextant qu'il avait mal au bas ventre. Pourtant il avait rendez-vous avec son amant, un homme d'environ 40 ans au quartier Bilongue. Les deux tourtereaux vont s'enfermer dans une maison et ce sont les cris du jeûne homme qui vont alerter les voisins. Un voisin qui a tenté de guetter ce qui se passait par la fenêtre à vu que les deux amants eta6en plein ébat sexuel. Il va faire signe aux voisins qui viendront casser la porte et se ruer sur les amants. Ils ont été copieusement bastonnés avant d'être conduit à la brigade de Deido.


Lycée bilingue de Kribi, temple des sextapes et de partouzes


La hiérarchie de l’établissement et le préfet de l’Océan l’ont reconnu. Les faits sont suffisamment graves. Une vidéo obscène, devenue virale sur les réseaux sociaux (RS) présente des élèves de sexe féminin pour la plupart, en tenue de classe, se livrant à des scènes qui frisent la pornographie. Après une enquête minutieuse, il est établi que la vidéo a été prise pendant une heure libre le 25 février dernier par une élève de la terminale bilingue au lycée bilingue de Kribi, sous l’approbation de quelques camarades de classe. Partagée aux actrices principales du film, l’une d’elles l’a mise en statut sur le RS whatsapp tandis qu’une autre l’a transférée (naïvement ?) à son petit ami qui s’est avéré être un indic de l’administration du lycée, d’où parvient-elle au proviseur.


Jean Maurice Noah, proviseur du lycée bilingue de Kribi a tôt fait d’établir les responsabilités. Il apparait que 20 élèves parmi les 22 que compte la salle de classe sont incriminés. Dans le lot, 17 filles et 3 garçons. Un conseil spécial de discipline s’est tenu mercredi 3 mars dernier. Les coupables ont récolté des sanctions suivant le degré de responsabilité et d’implication de chacun. Une dizaine d’élèves écopent d’une exclusion définitive tandis que le reste reçoit une exclusion temporaire de huit jours. Par ailleurs, il a été résolu de mener un suivi psychopédagogique auprès des apprenants exclus définitivement afin de leur inculquer à nouveau des valeurs morales qui permettent une construction citoyenne de l’être.

Car, à en croire le chef d’établissement, la terminale bilingue, dont la moyenne d’âge est de 16 ans, est la classe qui avait toute la confiance du lycée. « C’est la fine fleur du lycée. Quand on est en terminal à 16 ans cela veut dire qu’on est brillant. Cette classe ne regroupe que 22 élèves. On a fait le tri de ceux qui n’ont jamais échoué depuis la classe de 6e. Nous y avions mis toute notre confiance. D’autant plus que grâce à leur travail notre lycée a reçu le premier prix national de la section programme spécial bilingue » se réjouit le proviseur avant de regretter « Mais ces enfants ont fauté. On attendait la faute ailleurs, de toutes les autres classes sauf elle. Nous sommes désagréablement surpris. A la limite, choqués » s’est affligé Jean Maurice Noah.

Responsabilités mutuelles

Pour sa part, soucieux de restaurer la moralité qui cède progressivement place à la dépravation des moeurs dans cette institution scolaire depuis l’avènement du porte-monnaie magique, le préfet de l’Océan Nouhou Bello a présidé le 06 mars dernier, dans l’enceinte du campus scolaire, une double réunion de crise avec d’un côté les enseignants et de l’autre les parents d’élèves. Il était question de faire un diagnostic des maux qui minent cette communauté éducative et d’en trouver des pistes de solution. Selon les enseignants, la cause première du comportement déviant des élèves est les RS. « C’est dans ces RS qu’on fait la publicité des porte-monnaies magiques, qu’on apprend aux enfants à se droguer, qu’on encourage la consommation de l’alcool et des stupéfiants et pis encore, la prostitution et la pornographie », déplore le censeur de l’établissement, Jean Prospère Metou. En second lieu, l’échec des valeurs morales et le déni de responsabilité parentale. « De nos jours, les enfants de moins de 20 ans ont des téléphones androïdes. Ces appareils leur facilitent une proximité choquante. Et c’est au su de leurs parents qui, parfois les leur offrent », regrette le surveillant général Sixte Akoa avant d’ajouter « Cette délinquance est aussi parentale parce qu’elle se manifeste par leur refus de déférer aux convocations pour des cas d’indiscipline de leurs enfants, le refus d’émarger les copies et de retirer par eux –mêmes leurs bulletins de notes » énumère-t-il.

De leur côté, les parents reconnaissant leur part de responsabilité dans cet échec des valeurs pointent eux aussi, un doigt accusateur sur la légèreté observée parmi le corps enseignant. « Si les élèves ne craignent plus les professeurs c’est de leur faute. Car, comment comprendre le copinage entre un enseignant et une élève de 17 ans ? Comment expliquer que tous se retrouvent dans les buvettes et partagent des bières ensemble ? Et même, certains vont jusqu’à accepter de l’argent ou des services d’un autre genre en échange des points ou pour restituer un téléphone confisqué à l’école » s’indigne Jospin Mopa, parent d’élève. « Moi j’ai une nièce de 16 ans en classe de seconde qui entretenait clandestinement une relation avec un professeur de français jusqu’au jour où elle a été découverte par son père. Il a fallu beaucoup de négociations pour étouffer cette affaire. C’est dire combien certains enseignants encouragent la débauche en milieu scolaire », souligne Armand Molli, parent.

Conscient du rôle que devraient jouer les différentes parties prenantes, Bello Nouhou a invité les uns et les autres à se ressaisir. « Le constat a été fait. Il y a un relâchement de la part des parents. Nous les avons engagés à reprendre la main dans l’encadrement disciplinaire de leurs enfants. Mais nous avons aussi invité les enseignants à être des éducateurs. C’est-à-dire, ceux qu,i non seulement dispensent des cours, mais assurent aussi l’encadrement moral et psychologique des enfants. Ils doivent eux-mêmes prêcher par l’exemple s’ils veulent vraiment lutter contre les comportements déviants », a tranché le préfet tout en prescrivant l’application des mesures strictes conformément au règlement intérieur de l’école en cas de nouvelle indélicatesse observée. Engagés à se battre pour un retour à la moralité dans l’institution scolaire, parents et enseignants ont convenu d’une étroite collaboration à travers une plateforme de renforcement de la discipline et de la vigilance tant à l’école qu’à la maison. Il a été résolu de décharger le personnel administratif (surveillants et censeurs) de certaines tâches pédagogiques afin qu’ils se concentrent sur la pratique d’une discipline de rigueur. « Le plus important est le rôle des parents. Nous les avons invités à être plus vigilants.

A fouiller les sacs et les chambres de leurs enfants de façon régulière. De contrôler leurs fréquentations. Ils doivent faire un effort supplémentaire de suivi et d’accompagnement », fait savoir le proviseur Jean Maurice Noah qui s’engage avec la dernière énergie à traquer tous ceux qui accèdent à l’établissement avec un téléphone portable, où qu’il soit caché. Par ailleurs, il sera institué des rafles quotidiennes autour de l’établissement pendant les heures de cours. Ceux des élèves pris en vagabondage entre 9h et midi en matinée et 14h et 17h, l’après-midi répondront devant le commandant de compagnie ou le commissaire central. Toutefois, les seigneurs de la craie déplorent l’interdiction de l’utilisation du fouet à l’école et soutiennent que seul son usage peut ramener les enfants sur le droit chemin.

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