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General News of Tuesday, 8 September 2020

Source: Cameroon Info

Lutte contre le tribalisme: l'héritage laissé par Jean-Claude Tsila aux couples Bamiléké-Bétis

L’ une des missions de cette organisation consiste à « lutter contre le tribalisme quelque soit l’endroit et la forme »
Avant son décès le 12 Août 2020, le préfet du département du Mfoundi , Jean-Claude Tsila, avait autorisé la création de l’ « Association des Couples Bamileké-Betis du Cameroun » en abrégé ASCOUBABECAM. Le défunt chef de terre avait délivré un récépissé de déclaration d’association signé par ses soins le 08 Avril 2020.

En parcourant le document ayant valeur de quitus et qui est ventilé sur les réseaux sociaux ces jours-ci l’on apprend que l’ASCOUBABECAM est une association ayant pour objet de « rassembler et regrouper tous les couples et membres autour des idéaux d’amour, de partage, de solidarité, de paix et d’entraide par delà les appartenances tribales, politiques, religieuses et professionnelles ».

Ses membres y déclarent leur intention de promouvoir les cultures Bamilékés et Bétis, promouvoir et encourager les mariages mixtes Bamilékés et Betis, lutter contre le tribalisme quelque soit l’endroit et la forme et promouvoir l’épanouissement matériel et financier des membres et l’hygiène et salubrité publique.

L’ « Association des Couples Bamileké-Betis du Cameroun » a son siège social à Yaoundé. Son président-fondateur est Patrick Edjimbi. Le Couple formé par Sa Majesté Assiga Alphonse assure la fonction de président du Conseil des sages.

Quand on en arrive au niveau où des compatriotes trouvent salutaire de créer ce type d’associations, « L’ASCOUBABECAM » dans un pays, c’est qu’il y a un grave problème de tolérance, d’acceptation et de vivre-ensemble », réagit l’universitaire Richard Makon à la vue du récépissé de déclaration de cette organisation. Il parle d’une « sévère crise identitaire » qui sévit au Cameroun depuis des décennies.

Alors que certains saluent une "belle initiative", l'avocat Sterling Minou y voit une autre expression de l'absurde qui selon lui prend pied au Cameroun. "L'ASCOUBABECAM rentre dans la grande lignée des associations sucrées telles que la JACHABY...
Vives les ASCOUBABECAMOISES et ASCOUBABECAMOIS.", ironise le juriste. Quant à l'internaute Miranda Epoh c'est une action qui constitue un pied-de-nez aux "sorciers qui veulent nous faire croire que le tribalisme est déjà ancré en nous".

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