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Infos Santé of Wednesday, 21 July 2021

Source: La Nouvelle Expression

Lutte contre le paludisme: la société civile engagée

'Le paludisme doit même être érigé en pandémie' 'Le paludisme doit même être érigé en pandémie'

Une Task force vient d’être créée à cet effet.

«La lutte contre le paludisme doit cesser d’être une affaire du ministère de la santé publique ou des médecins ; ça doit être une affaire de tous les secteurs, le privé, le monde de la recherche, la société civile. Jusqu’ici, nous voyions essentiellement le ministère de la santé. Tous les acteurs doivent apporter leur appui, leur savoir-faire pour que nous parvenions à éradiquer cette maladie». Le Dr Joël Ateba, secrétaire permanent adjoint du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), a cessé de se plaindre. L’homme saluait ainsi lundi dernier la création d’une Task force de la société civile contre le paludisme, sous l’impulsion de l’Ong Impact santé Afrique (Isa). « Une des stratégies de la Task force c’est de renforcer la sensibilisation, la communication auprès des populations dans toutes les régions. Et nous pensons qu’une fois que les populations prendront conscience du danger de cette maladie, elles utiliseront la moustiquaire imprégnée de manière correcte et pourront s’assurer d’aller à l’hôpital dès les premiers symptômes pour une prise en charge correcte. La 2ème c’est de renforcer le plaidoyer pour que nos gouvernements pensent à l’élimination de la maladie et à investir pour les outils innovants comme le vaccin contre la maladie et d’autres outils de la recherche qui vont permettre d’accélérer l’élimination de la maladie », explique Olivia Ngu, directrice exécutive d’Isa.

Quelques semaines après une initiative similaire dédiée aux Parlementaires. « La société civile va s’assurer de transmettre les besoins des communautés aux parlementaires pour que des décisions soient prises au niveau national. Ça doit être une préoccupation de tous les leaders», envisage. Pour Isa, aucune initiative n’est de trop, pour une maladie qui « tue plus que le Covid-19», compare la patronne d’Isa. Rejoignant ainsi la société civile qui a aussitôt pris à bras le corps le combat : « Le paludisme doit même être érigé en pandémie », plaide Joseph Woto, directeur exécutif d’Apdsp, membre de la Task force. D’autant plus que selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, le Cameroun fait partie des pays les plus touchés par le paludisme dans le monde, avec en 2020, pas moins de 11 mille cas de décès. « Ça veut dire que si on s’amuse à faire les calculs, on a environs 31 personnes qui décèdent par jour au Cameroun des suites de paludisme », appuie-t-il. Soulignant que « en majorité ce sont des enfants de 0 à 5 ans et ces enfants c’est l’avenir ; et nous devons mettre tous les moyens en jeu pour que le paludisme soit éradiqué au Cameroun». Et surtout, « le paludisme n’agit pas seulement au Cameroun. 94% des cas de décès se trouvent en Afrique subsaharienne ; ça se trouve en Asie du sud, un peu partout».

Cela arrive quelques semaines après le lancement d’une initiative similaire, dédiée aux parlementaires. A Isa, aucune initiative n’est de trop : «La société civile va s’assurer de transmettre les besoins des communautés aux parlementaires pour que des décisions soient prises au niveau national. Ça doit être une préoccupation de tous les leaders », envisage Olivia Ngu. «C’est important déjà d’éveiller les consciences, de sensibiliser les populations, de sensibiliser les communautés afin qu’elles soient conscientes du danger», lance-t-elle.

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