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General News of Wednesday, 22 April 2020

Source: Repères n°7841

Litige foncier: le Prince héritier Ketcha menace Celestine Ketcha Courtes

La ministre de l’Habitat et du Développement urbain est engluée dans une scabreuse affaire de terrain qui l’oppose à la veuve Élisabeth Kenkwa. Le prince héritier Ketcha l’invite à ne pas franchir la ligne rouge !
Célestine Ketcha Courtes dit avoir des occupations «sérieuses», qui ne lui permettent pas, ni de prendre connaissance, ni de répondre à ses détracteurs nombreux sur le forum regroupant les ressortissants Ban-gangté. Mais, pour une fois, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu) sort de sa réserve.

«Ça fait 20 ans que l’on ment, me diffame, me harcèle et me traite de tous les noms d’oiseaux. Mais, rien n’y fait et ne change à ma personne, à mon être. Ça passe comme l’eau de roche et je reste pure», précise la Minhdu sur la plateforme. L’ancienne maire de Bangangté se dit franchement «très occupée» et ne veut sous aucun prétexte, se laisser distraire.

Cette réaction plutôt musclée ne suffit pas pour disculper la ministre de l’Habitat et du Développement urbain. Le désaveu lui vient de sa propre famille. En effet, dans l’affaire de terrain qui l’oppose à madame veuve Kenkwa Élisabeth, le Prince Franklin Ketcha de Bangangté est formel: «Le terrain
convoité par madame la ministre appartient aux parents de Prince Théophile Kwendjeu depuis des années. Mon cousin n’est pas un feyman, comme le laisse entendre ma petite sœur et sa bande», affirme l’aîné et héritier de la famille Ketcha.

Le nouveau chef du quartier qui est né et grandi dans cet espace affirme également que c’est la veuve Élisabeth Kenkwa, sur qui les foudres du Minhdu s’abattent, qui a toujours eu à entretenir ce terrain. Beaucoup se posent donc la question de savoir et le Prince Franklin Ketcha en premier, si sa sœur cadette, Madame Ketcha Courtès attendait d’être nommée ministre pour créer la zizanie au sein de la communauté Bangangté ?

Ligne rouge !

Pour le dépositaire testamentaire de la famille Ketcha, la Mindhu, sa cadette, a franchi la ligne rouge ! Vouloir arracher aux vues et au su de tous, le terrain d’une veuve affaiblie par la maladie, incarne pour lui le Jesabelle de la bible qui tue Nabot pour s’emparer de son terrain pour l’offrir à son époux roi criminel Achaz. Les proches des deux familles estiment également ‘ que «Célestine Ketcha Courtès joue la carte du mensonge et de la délation».

Dans une vidéo, le prince Franky Ketcha soutient que la ministre se promène avec une bande de gangsters acquis à sa cause, qu’elle introduit régulièrement dans la royauté Bangangté.

Prince Franklin Ketcha reconnaît qu’à Bangangté, son défunt père Etienne Ketcha avait sommé les siens d’une interdiction de convoiter ce terrain, qui appartient à son oncle, le révérend Pasteur Kenkwa. Après son décès, le terrain en question était désormais sous les soins de sa veuve.

Dame Kenkwa, génitrice de Prince Théophile Kwendjeu, avait mis ce terrain en location et les locataires, propriétaires d’un garage automobile, reconnaissent avoir formellement un contrat avec cette dernière. Six mille parpaings produits par ses soins y sont déposés depuis plusieurs années. N’eut été sa maladie, elle aurait déjà engagé la construction d’une maison, apprend-on. Une attitude que le prince Franklin Ketcha

condamne avec la dernière énergie. Il n’hésite d’ailleurs pas à traiter Célestine Ketcha Courtès de risible et ridicule, à la limite malhonnête. En retour, la Minduh menace de saisir la justice, pour faire taire une bonne fois pour toute ses adversaires. Elle compte ainsi sur la solidarité gouvernementale. Des méthodes d’intimidation totalement en déphasage avec les actes que pose le président de la République, homme de dialogue et de paix.

Le prince Ketcha ne se fait pas intimider pour autant. Il est prêt à défendre et à dire la vérité dans cette affaire qui est une tentative de vol de terrain par sa petite sœur. Il encourage son cousin, Prince Théophile Kwendjeu à rester inébranlable. Car selon le décret n°95-146 du 04 août 1995, en son article 30, sauf dérogation spéciale accordée par décret du président de la République en fonction de l’importance d’investissement, il ne peut être attribué en jouissance ou en propriété à une même personne physique ou morale plus d’un lot domanial dans un même centre urbain et plus de 50 ha dans les zones rurales.

«De ce fait, madame la ministre est donc inéligible pour l’acquisition d’un second lot puisqu’elle en possède déjà depuis 2014», estime une source proche de ce dossier brûlant. A moins de compter sur la solidarité gouvernementale pour sortir des mailles de la justice.

Assainissement urbain

Nommée ministre de l’Habitat et du Développement urbain le 4 janvier 2019, Célestine Ketcha Courtès se devait de redonner un nouveau look aux métropoles camerounaises. Ce qu’elle n’a pas réussi à faire. L’assainissement urbain est un échec cuisant ! Les grandes métropoles Yaoundé, Douala, Ba-foussam, Limbé et Ga-roua, pour ne citer que celles-là qui vont accueillir les matches de la Coupe d’Afrique 2021, présentent encore un visage hideux à la face du monde.

Au mois d’août, elle avait annoncé, à grand renfort de publicité, que l’axe reliant l’aéroport international de Nsimalen à la capitale politique Yaoundé allait être provisoirement opérationnel à l’occasion du championnat d’Afrique des Nations initialement prévu entre janvier et février 2020. Il n’en est toujours rien ! Et au vu de l’état d’avancement des travaux mi-avril 2020, il est difficile de croire que cette autoroute d’à peine 21 km sera livrée dans les mois à venir.

Ce n’est pas la première fois que la Minhdu se retrouve au centre d’une affaire rocambolesque. En juillet 2011, lors de l’affaire Queen Fish, Cé-lestine Ketcha Courtès a été condamnée par le tribunal de grande instance du Wouri à un an d’emprisonnement avec trois ans de sursis et à plusieurs amendes au trésor public et à son frère, le député Célestin Ketchanga. Reconnue non coupable d’usage de faux en écriture de banque, Célestine Ketcha Courtès est toutefois jugée coupable d’abus de biens sociaux et de crédits. Ses avocats, qui ont fait appel, entendent se pourvoir en cassation.

Renvoyée au 23 décembre 2014,’ la sentence de l’affaire Queen Fish est rendue le 8 janvier 2015 à la Cour d’appel de la Littoral. Les juges condamnent Célestine Ketcha à payer à Célestin Ketchanga des dommages et intérêts. Les juges ont confirmé les décisions du jugement rendu en instance pour faux et usage de faux, abus de biens sociaux et détournement de 50 millions de FCFA. La chambre correctionnelle de la Cour d’appel a confirmé la sentence retenue par le tribunal de Grande instance du Wouri mais réduit la sentence sur des intérêts civils.

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