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General News of Sunday, 17 May 2020

Source: coupsfrancs.com

Liste des membres du régime Biya et personnalités poursuivis au TGI de Paris

Faits Imputables à quelques personnalités du régime Biya-RDPC coupables de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide

– Le Duo Bernard OKALIA BILAI (Gouverneur de la région du Sud-Ouest) et Pauline EGBE NALOVA LYONGA (Vice-chancellor de l’Université de Buea en 2016) : le 28 septembre 2016, des étudiants de l’Université de Buéa qui réclamaient le paiement de leur prime d’excellence et l’arrêt de l’extorsion de 10 000 F CFA aux étudiants s’étant acquittés avec retard de leurs droits universitaires vont, sur ordre de Madame NALOVA LYONGA Pauline EGBE, alors Recteur et actuellement ministre des enseignements secondaires, être violentés, torturés, violés et forcés de se baigner dans les torrents d’excréments humains par des éléments des forces de maintien de l’ordre, sous la supervision de M. Bernard OKALIA BILAI, Gouverneur de la région. Certains des étudiants qui avaient réussi à s’échapper du campus seront ultérieurement recherchés partout dans la ville de Buéa, interpellés dans leurs chambres pour être soumis à de pires sévices.



– Le Groupe Paul ATANGA NJI (Ministre de l’Administration Territoriale), Joseph BETI ASSOMO (Ministre de la Défense), Galax Landry ETOGA (Secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la Gendarmerie) et Martin MBARGA NGUELE (Délégué général à la sûreté nationale) : Le 26 janvier 2019, plusieurs centaines de militants et sympathisants du parti politique dénommé Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) qui prenaient part à une marche pacifique en diverses villes du pays (dont notamment Yaoundé, Douala, Bafoussam, Bangangté, Dschang et Nkongsamba) pour contester les résultats de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 ayant proclamé vainqueur Monsieur Paul BIYA âgé de 86 ans et au pouvoir depuis 1982, au détriment du Professeur Maurice KAMTO légitimement élu, seront brutalement interpellés sur ordre de Paul ATANGA NJI, Minat et SG du Conseil national de la sécurité. Ils seront soumis à des traitements cruels et dégradants, torturés, déportés à Yaoundé et détenus sans jugement pendant neuf (9) mois pendant des mois avant que certains ne soient libérés sans jugement et sans la moindre indemnisation ; qu’au cours de ces interpellations, les forces de l’ordre ont à Douala, fait usage des tirs à balle réelle contre des manifestants sans arme, blessant grièvement notamment Monsieur Célestin NDJAMEN, Maître Michèle NDOKI et Gaëtan NGANKAM ; que parmi les personnes ainsi interpellées, torturées et détenues se trouvaient le Professeur Maurice KAMTO et ses principaux alliés des partis politiques et de la société civile ; qu’à ce jour près d’une vingtaine de ces prisonniers politiques dont notamment Monsieur Mamadou YACOUBA MOTA, premier vice-président du MRC, demeurent en détention sans que rien ne puisse expliquer ce traitement discriminatoire. Pendant leurs détentions dans les cellules des différentes brigades de gendarmerie, des cellules de la Police (GSO) et du SED, ils seront régulièrement soumis à des actes cruels de torture. Pendant leur déportation des villes d’interpellation à Yaoundé, ils seront interdits d’assouvir les moindres besoins vitaux, contraints d’uriner et de déféquer sur eux-mêmes.


– Paul Biya (Chef suprême des armées), Joseph BETI ASSOMO (Ministre de la Défense), René Claude MEKA (Chef d’état-major des armées) et tous les hauts gradés de l’armée : Le rapport gouvernemental sur les tueries de Ngarbuh du 14 février 2020 a clairement établi la responsabilité de l’armée dans les tueries des civils, dont notamment des femmes et des enfants. Ce rapport a été biaisé à dessein pour faire croire que le haut commandement n’y était pas impliqué, indexant quelques boucs-émissaires à sacrifier pour épargner les commanditaires. Pourtant, on doit se souvenir qu’avant le massacre de Ngarbuh, le 6 février 2019, les forces de sécurité, dont des militaires du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) placé sous l’autorité du Général Bouba DOBEKREO, ont pris d’assaut le marché du village de Bole Bakundu, dans la région du Sud-Ouest, tuant jusqu’à dix hommes non armés et incendiant des maisons. Le 4 avril 2019, des militaires (sous l’autorité de René Claude MEKA), des gendarmes (sous l’autorité de Landry Galax ETOGA) et des membres du BIR camerounais ont mené une attaque meurtrière contre le village de Meluf, dans la région du Nord-Ouest, tuant cinq hommes, dont un avait un handicap mental, et blessant une femme ; toutes les victimes étaient des civils. Les auteurs de ces actes ont pénétré de force dans au moins 80 habitations de Meluf, en ont pillé quelques-unes et en ont incendié sept. Le 15 mai 2019, des soldats de l’armée de l’air et des militaires du BIR ont attaqué Mankon, à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, incendiant plus de 70 habitations et tuant un homme ; le 10 juillet, des soldats de l’armée de l’air sont retournés à Mankon et ont tué deux hommes ; Le 24 septembre, des militaires du BIR ont attaqué le Palais royal de Bafut, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, blessé un homme par balle et pillé le musée du Palais, s’emparant de plusieurs objets précieux. Le 29 février 2020, quinze (15) civils innocents sont tués à BABANKI, au lendemain du massacre de Ngarbuh, etc.



Il faut souligner que ces faits viennent s’ajouter aux tueries à la pelle de civils et notamment des femmes et des enfants dont des nourrissons aux dos de leurs mères dans la région de l’Extrême-Nord, sous prétexte de la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram. Chaque fois, qu’il s’agisse de la lutte contre le terrorisme, de la gestion des crises socio-politiques, l’année 2019 et le premier trimestre finissant de l’année 2020 ont été marqués par l’utilisation généralisée de la détention arbitraire et de la torture des opposants redoutés par le régime et des personnes soupçonnées d’entretenir des liens avec des groupes séparatistes armés à la prison du Secrétariat d’État à la défense (SED) à Yaoundé ou dans les autres prisons du pays. Des gendarmes et d’autres membres du personnel de sécurité du SED ont recouru à la torture, y compris à de graves passages à tabac et des quasi-noyades, ainsi qu’à d’autres mauvais traitements pour contraindre les suspects à avouer des crimes ou pour les humilier et les punir.

Au regard de la similitude du mode opérationnel avec les données du rapport de Ngarbuh, il est clair que ce dernier scandale n’était pas un cas isolé. Ngarbuh a simplement permis de confirmer la permanence et la constance des instructions données par le haut commandement militaire dans la conduite des opérations sur le terrain. On comprend dès lors qu’il est tout à fait absurde de vouloir limiter la responsabilité aux hommes du terrain d’opération. La responsabilité de ces massacres répétitifs contre des populations civiles et des combattants désarmés, véritables crimes de guerre et crimes contre l’humanité, doit remonter au plus haut sommet de la hiérarchie militaire, en commençant par le chef suprême des armées qu’est Paul Biya, pour descendre vers Joseph BETI ASSOMO le MINDEF, Landry Galax ETOGA le SED, René Claude MEKA le Chef d’état-major des armées et tous les commandants des régions militaires et de gendarmerie des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.



– Le Colonel Emile Bamkoui. Sous l’autorité du Colonel BAMKOUI, la division de la Sécurité Militaire (plus connue sous son acronyme SEMIL) est le véritable bras séculieren matière de torture. Parmi les faits les plus connus, on citera l’interpellation et la torture sauvage de l’artiste LONGUE LONGUE en avril 2019 à Douala, pour avoir siplement que Kamto avait battu Biya à la présidentielle de 2018. Il sera battu au point d’uriner du sang. Parmi les autres faits saillants de cette triste milice « tonton-macoutiste », on notera que le 23 décembre 2018, Sébastien Ebala (aujourd’hui réincarcéré depuis avril 2020 pour avoir projeté une manifestation contre le régime), activiste anti-Biya très actif sur les réseaux sociaux, est recherché par le colonel Bamkoui. Ce dernier lui reproche d’avoir dans un direct sur Facebook accusé la SEMIL d’être impliquée dans l’assassinat de Mgr Benoît Balla en juin 2017. L’auteur de ces lignes n’en a pas moins fait les frais de la SEMIL. Enlevé nuitamment le 23 octobre 2018 des bureaux de la SEMIL au ministère de la Défense à Yaoundé où il avait rendez-vous avec Bamkoui, ce dernier a ordonné sa séquestration dans une cellule du secrétariat d’Etat à la défense chargé de la gendarmerie puis sa détention 3 semaines plus tard à la prison centrale de Yaoundé. Son seul tort : ses critiques envers le pouvoir de Yaoundé dans sa gestion de la crise anglophone.

La SEMIL sous le criminel Bamkoui Emile est aussi impliquée dans des missions secrètes d’assassinat et d’enlèvement des personnes jugées dérangeantes par le régime Biya. C’est un commando de la SEMIL piloté par Bamkoui qui, conjointement aux services secrets nigérians, a kidnappé à Abuja au Nigéria puis déporté au Cameroun 10 leaders séparatistes anglophones en janvier 2018. Par ailleurs, le colonel Bamkoui est souvent mis en mission par le régime Biya pour des missions secrètes d’assassinat (sans doute avec du poison) des journalistes et activistes camerounais basés en Europe et aux USA.

Jean De Dieu MOMO, Charles Pythagore NDONGO, Jean-Pierre AMOUGOU BELINGA, Ernest OBAMA, Mathias Eric OWONA NGUINI, etc, idéologues du génocide anti-anglobamiléké : Dans une émission diffusée le 3 février 2019 sur la chaîne de télévision nationale dirigée par Charles Ndongo, M. Jean De Dieu MOMO, Ministre délégué auprès du ministre de la Justice avait évoqué un épisode renvoyant à l’Allemagne nazie pour illustrer la situation politique actuelle du Cameroun, dans l’optique de nourrir la haine nationale contre le groupe ethnique bamileké. Il avait déclaré en substance que « « En Allemagne, il y avait un peuple qui était très riche, et qui avait tous les leviers économiques, c’était les Juifs. Ils étaient d’une arrogance telle que les peuples allemands se sentaient un peu frustrés. Puis un jour est venu au pouvoir un certain Hitler, qui a mis ces populations-là dans des chambres à gaz. Il faut que les gens instruits comme M. Kamto puissent savoir où ils amènent leur peuple ».

Le Groupe de Presse l’ANECDOTE patronné par Jean Pierre AMOUGOU BELINGA sous l’animation de Ernest OBAMA et Mathias Eric OWONA NGUINI entre autres, dans ses journaux et sa télévision VISION 4 a fait de la stigmatisation des bamiléké, sa ligne éditoriale. Les effets de ce travail intellectuel et psychologique n’ont pas tardé à se manifester quand dans une déclaration signée le 7 juillet 2019, 10 députés de la région du Sud appelaient les populations à s’attaquer aux ressortissants de l’Ouest dans les villes du Sud dont notamment Ebolowa, Sangmélima et Kribi, attribuant les humiliations infligées à Paul Biya par la diaspora camerounaise à des ressortissants de l’Ouest, communauté d’appartenance de Maurice Kamto. Le rubicond sera franchi le 10 octobre 2019, lorsque des jeunes bulu, ethnie de Paul Biya, ont lancé une chasse aux allogènes à Sangmélima (Bamoun, Haoussa et Bamiléké) vandalisant leurs commerces les agressant physiquement, sous le regard parfois complice des forces de l’ordre.



Etc…

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