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General News of Monday, 11 May 2020

Source: Cameroon Info

Licenciement: Agbor Balla ne se reproche rien et tacle Atanga Nji et Fame Ndongo

L’enseignant, par ailleurs avocat et défenseur des Droits de l’Homme, affirme avoir fait son boulot en toute conformité avec ce que demande l’université.
Me Félix Agbor Balla, récemment limogé de l’Université de Buea (Sud-Ouest) pour avoir soumis à ses étudiants un sujet ayant trait à la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est loin d’être affecté par cet acte.

«Si vous demandez à mes étudiants, ils vous diront que je suis irréprochable. Je ne leur ai pas posé une question en dehors de leur formation. Je suis en plein dans mon rôle d’enseignant. D’ailleurs je leur donne de petites clés pour la vie, tout simplement: comment rédiger un curriculum vitae, comment s’exprimer au cours d’un entretien d’embauche… Je pense que j’ai fait mon boulot, en toute conformité avec ce que me demande l’université», confie-t-il dans une interview accordée au quotidien Le Jour, édition du lundi 11 mai 2020.

Il précise que l’enseignement qui lui a valu son limogeage, l’histoire politique et institutionnelle du Cameroun, devait être dispensé par un autre enseignant «qui s’est avéré indisponible par la suite». «Je suis juste arrivé, en sapeur-pompier ! Je méritais même une médaille, pour ce niveau de dévouement professionnel. C’est très surprenant, ce qui m’arrive. Je suis supposé enseigner l’histoire politique du Cameroun aux étudiants, et elle passe forcément par la question anglophone… Cela se fait dans toutes les universités du Cameroun, la question que l’on me reproche d’avoir posée a déjà été posée ailleurs, dans nos universités», soutient l’enseignant.

N’oubliez jamais que dans l’une de mes interviewes télévisées, poursuit le défenseur des Droits de l’Homme, «j’ai nommément cité M. Fame Ndongo comme étant l’un des instigateurs de la crise en cours dans les régions anglophones du Cameroun. J’ai dit que M. Fame Ndongo, avec son arrogance, sa négligence, son mépris était l’un de ceux qui avaient poussé les feux de cette situation. C’est une vengeance minable…».

«Ce que je retiens de cette affaire, en tant que juriste, c’est que je reste sur mes positions qui tiennent dans un mémo que je leur ai envoyé: la loi de 1993 n’a jamais été respectée, même les engagements pris en 2017 n’ont jamais été respectés, vous savez, on me paye 206.000 FCFA comme émoluments à l’université… Je n’y suis pas pour gagner ma vie. Je tiens à mes principes et je travaille pour le futur», rappelle l’ancien membre du Consortium de la société civile anglophone.

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