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General News of Wednesday, 15 April 2020

Source: Cameroon Info

Libération de prisonniers: voici pourquoi Mamadou Mota, Sisiku Ayuk Tabe vont rester en prison

Les personnes comme Mamadou Yakouba Mota, 1er vice-président du Mouvement de la Renaissance du Cameroun (MRC) détenu à Yaoundé depuis 2019 et les autres dirigeants, alliés, militants et sympathisants du MRC arrêtés dans le cadre des marches blanches du 26 janvier, du 1er juin et du 8 juin 2019 ne bénéficieront pas de la décision présidentielle.

Par ailleurs, Mancho Bibixy Tse, leader de la Révolution des cercueils du 21 novembre 2016 à Bamenda, qui purge actuellement une peine de 15 ans de prison à la prison centrale de Yaoundé, n'est pas concerné par le décret de mercredi.

Un sort similaire est partagé par Julius Ayuk Tabe, Cornelius Kwanga, le Dr Egbe Orock, l'avocat Eyambe Ebai, le Dr Fidelis Nde Che, le Dr Kimeng Henry, le Dr Nfor Ngala Nfor, le professeur Augustine Awasum, l'avocat Shufai Blaise et Tassang Wilfred qui purgent une peine de prison à vie à la prison principale de Yaoundé pour des raisons liées à la sécurité de l'Etat.

Bien que le décret n° 2020/193 du 15 avril 2020 portant commutation et remise de peine précise que seules les personnes dont la peine est devenue définitive en bénéficieront, il prévoit cependant certaines exceptions.

Le décret ne s'applique pas : aux fugitifs à la date de signature du décret, aux récidivistes, et aux personnes emprisonnées et condamnées pour une infraction commise en détention.

Les personnes condamnées pour les autres infractions suivantes ne bénéficient pas du décret de commutation et de remise des peines du mercredi : sécurité de l'État ; infractions du chapitre II de la loi n°. 2014/028 du 23 décembre 2014 sur la répression des actes de terrorisme ; le détournement de biens publics ; la corruption, l'indulgence (demande indue), la faveur, le favoritisme, l'influence, l'intérêt à l'octroi ; l'influence et la demande indues, la contrefaçon de billets et de pièces ; la fraude douanière ou fiscale ; fraude aux examens officiels et autres ; exportation frauduleuse de monnaie ; possession illégale et trafic de déchets toxiques ; possession illégale et trafic de stupéfiants ; infractions à la législation sur les armes ; infractions à la législation forestière ; torture ; torture ; viol, agression sexuelle, pédophilie.

Le décret du président Biya est considéré comme une tentative de décongestionner les prisons alors que le pays se bat pour contenir la propagation du nouveau coronavirus, qui a enregistré pas moins de 830 cas positifs, plus d'une douzaine de décès et environ 150 guérisons.

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