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General News of Friday, 18 December 2020

Source: 24cameroun.com

Levé du blocus devant le domicile de Kamto: les non-dits de la pression internationale

Le chef de l’Etat camerounais a coup sur coup libéré Wilfried Siewe l’Allemand d’origine camerounaise. Ainsi que son principal challenger Maurice Kamto.

Arrêté le 18 février 2019 à Yaoundé, Wilfried Siewe l’Allemand d’origine camerounaise, a été libéré le 05 décembre 2020. Tout comme blocus devant le domicile de Maurice Kamto (l’opposant a passé près de trois mois en résidence surveillée) a aussi été levé. Alors que certains disent que cette libération est le signe que Paul Biya est sous pression, Anatole Mvena soutient le contraire.

Pour le président du Collectif des retraités d’Afrique centrale, cette libération de Maurice Kamto est un signe de bonté du président Biya et non le résultat d’une quelconque pression : « Vous savez, le président Paul Biya a l’esprit du pardon. Je pense qu’on ne peut pas dire que, la libération de Kamto, est due à des pressions. Le Cameroun est un pays souverain. Alors, s’il a libéré Kamto, c’est son fils. Et Kamto doit comprendre que le président Biya est le père de la Nation », estime Anatole Mvena. Il s’exprime au micro de la Deutsch Welle.

Henriette Ekwe, une analyste politique, pense autre chose. Elle affirme que Paul Biya tente de donner des gages de démocratie : « Je crois que le président de la République est sous pression. Vous ne pouvez pas dire que vous êtes un démocrate et mettre en résidence surveillée un dirigeant politique pendant trois mois. On l’a arrêté chez lui et d’autres sont encore en prison.»

Atteinte à la sécurité du Cameroun

Cette fin de résidence surveillée du principal opposant au régime de Yaoundé intervient aussi après la libération de Wilfried Siewe. Ce jeune allemand d’origine camerounaise écroué depuis 21 mois, était accusé d’atteinte à la sécurité du Cameroun.

D’après Henriette Ekwe, Paul Biya a intérêt à calmer le jeu en libérant tous les prisonniers politiques : « Il n’y a pas d’Etat de droit au Cameroun. Il faut que le Conseil constitutionnel examine la constitutionnalité de toutes les lois qui encadrent l’exercice des droits civiques. Sinon, on ne peut pas dire qu’on est dans un état de droit », insiste-t-elle.

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