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Opinions of Tuesday, 23 July 2019

Journaliste: Roland Romain Kouotou

Lettre salée d’un camerounais à Patrice Nganang

Bonjour à toi Nganang,

Je ne sais pas à quelle heure exactement tu liras ma petite missive. J'avoue que je n'ai pas un dictionnaire consistant pour trouver et dire en peu de mots, les phrases qui articulent ma pensée.

Toutefois, j'aimerais à la fin de la lecture, que tu prennes un peu conscience du mal que tu fais à ce pays. Je me demande bien si tu n'agis pas aussi pour le compte de ce régime que tu prétends combattre et donc les actes et actions visent plus à consolider la durée. J'avoue que depuis que tu fais dans ton activisme des réseaux sociaux, la situation se détériore beaucoup plus, en faveur du pouvoir en place, car tellement, tu t'es spécialisé en distracteur des réseaux.

Mon cher Nganang, pose-toi la question de savoir si tes multiples insultes ont déjà fait changer la donne. De nombreux internautes s'en donnent désormais à cœur joie de regarder tes lives ou te lire. Et c'est beaucoup plus par distraction que pour tout autre but. Que peuvent bien apprendre ces jeunes qui, ayant entendu parler de toi, vont accourir sur tes publications sociales.

Devenir un insulteur public n'a jamais été un atout. Tu t'adresses avec désinvolture à tes aînés, bien même quand ceux-là sont fautifs dans leur posture.

L'éducation donné à nous autres, ne nous autorise pas à insulter un parent, une mère, mais tu l'as fait, tu le fais et, c'est intolérable, inacceptable et invalidable

Tu attires par tes comédies répétitives l'attention de certains au point où, la révolution tant voulue et attendue a peu de chance d'être même pensée. Tes sorties sont non seulement insultantes pour notre citoyenneté, mais distractives pour notre combat, pour la quête des libertés et de la justice. On ne raisonne pas les gens, en les injuriant, en les comblant de toutes les insultes nauséabondes.

On leur démontre qu'ils ont tort. Nul n'a jamais été le connaisseur parfait, et, la nature a voulu que les connaissances soient complémentaires pour changer le monde.

Observe bien que tes injures et insultes à l’égard de tes vis-à-vis, n'ont jamais, ni tué, ni soigner. Mes observations peuvent t'être égales, mais je garde tout de même l'espoir que tu feras un mea-culpa et que les réseaux sociaux recevraient de bonnes nouvelles. En affichant un nouveau personnage, car la révolution du Cameroun se fera comme ailleurs avec ses intellectuels. Une société sans intellectuels, est une société aveugle, sans lendemain meilleur. Le Cameroun a besoin de ses intellectuels.

Roland Romain Kouotou (la sentinelle sociale)