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Actualités of Saturday, 10 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Les quatre vérités de Christophe Bobiokono à Mouangue Kobila

Mouangue Kobila est en train de ternir l’image de la commission des droits de l’homme Mouangue Kobila est en train de ternir l’image de la commission des droits de l’homme

Le directeur de publication du journal Kalara accuse le président de la commission des droits de l’homme du Cameroun de ne pas faire son travail.

Il affirme que Mouangue Kobila est en train de ternir l’image de la commission des droits de l’homme au Cameroun.

Il pense que Mouangue Kobila est sélectif dans ses réactions sur les questions liées aux droits de l’homme. .

James Mouangue Kobila n’est-il pas à la hauteur de diriger la commission des droits de l’homme du Cameroun ? Pas sûr ! Mais le temps tranchera. Pour le moment les faits ne plaident pas en sa faveur. Et c’est un ancien membre de la commission qu’il dirige qui vient de le lui rappeler. Parlant d’une récente sortie de celui qui a prêté serment pour défendre les droits de l’homme au Cameroun, Christophe Bobiokono écrit : « Pour moi, ce communiqué que je n'ai pas encore lu est tardif. M. le Président, vous faites de l'administration au lieu de défendre les Droits humains. C'est bien dommage pour l'image de l'institution que vous dirigez. Vous suivez la direction du vent...J'ai saisi votre Celcom au lendemain de l'affaire Malicka/Mimb pour demander une réaction de la commission. Jusqu'à ce jour, je ne l'ai pas eue. Or, au regard de la tonalité de cette affaire, c'était l'occasion de réagir avec promptitude. Sans doute que les gendarmes de Bonamoussadi n'auraient pas fait ce qu'ils ont fait avant-hier ». Mais James Mouangue Kobila ne se tait pas à toutes les occasions. Ses sorties sont sélectives. « Maintenant que le ministre de la Défense a fait interpeller les gendarmes de Bonamoussadi, vous êtes très confortable aujourd'hui de signer un communiqué et de vous retrouver vous-même sur les réseaux sociaux pour en assurer la large diffusion. Pour moi, c'est de l'agitation. De la manipulation ». De la manipulation donc et de l’agitation que dénonce le directeur de publication de Kalara qui ne manque pas d’interpeller : « on ne vous attend pas dans les belles phrases que vous prenez le temps de fignoler. On vous attend dans l'action rapide, la pro-action, l'efficacité », plaide-t-il.

Quand Mouangue Kobila ferme les yeux .

Plusieurs abus sur les droits de l’homme ont donc eu lieu sans que James Mouangue Kobila ne lève le petit doit. « Il y a quelques mois, on a vu une vidéo tournée par des gendarmes qui montrait les visages de jeunes gens, des collégiens apparemment, qui venaient d'être interpellés alors qu'ils s'étaient enfermés dans une maison pour assouvir collectivement leurs instincts sexuels. Un problème social grave qu'on appelle vulgairement CHARTER. Je n'ai pas vu la Commission réagir, ni dans le sens de sensibiliser les Camerounais sur cette dérive, ni dans celui de condamner la large publicité que les gendarmes avaient faite avec les images de ces enfants...Il y a quelques mois, des gendarmes ont filmé et diffusé des images de Mamadou Mota qu'ils venaient de brutaliser et de déshabiller après l'émeute organisée par les détenus de la crise anglophone à la prison de Kondengui. C'est à peine si le silence de la Commission en cette circonstance n'a pas encouragé la poursuite d'une telle dérive... Probablement qu'au regard de la couleur politique de ce citoyen, certains se sont dit que c'était bien fait pour lui. Vous avez été informé que ces abus ont touché le même jour plusieurs autres personnes interpellées et maltraitées de façon ciblée par les gendarmes. Ce fut encore le silence de la Commission ». Des griefs qui sont loin de changer la position de James Mouangue Kobila.

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