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General News of Saturday, 3 October 2020

Source: Actu Cameroun

'Les promesses des politiciens n’engagent que ceux qui y croient' - Paul Biya [DISCOURS]

Dans ses multiples adresses à la nation, le président de la République a toujours insisté sur son engagement à mettre le Cameroun sur le chemin de la démocratie émergente, en rappelant chaque fois l’impérative nécessité de dialoguer et de trouver des consensus.

Dans ses discours, il parle d’une meilleure participation des citoyens à la vie publique et politique. Dans ce dossier, ‘ nous avons choisi quelques discours et des engagements pris par Paul Biya depuis 1990 à 2011. Morceaux-choisis dans ses différentes adresses à ses compatriotes au cours de ses rares déplacements à travers le pays, depuis 1992 : «la démocratie ne doit pas exacerber le tribalisme ou le régionalisme», confie -t-il à Bafoussam en 1992. Avant d’ajouter : «moi-même qui vous parle, je ne suis pas originaire de l’Ouest. Mais librement, spontanément, vous approuvez ma candidature à la présidence de la République».



Le 26 septembre 1992 à Garoua il a tenu à rassurer les parents des victimes du 6 avril 1984 : «Les lois d’exceptions ont toutes été abrogées. Une loi d’amnistie a restitué à tous nos compatriotes frappés par ces lois d’exception, la plénitude de leurs droits, de leur liberté, de , leur dignité. Une commission de restitution des biens aux. intéressés a été mise sur pied. Une autre loi a permis la réhabilitation politique des grandes figures de notre histoire».

A Monatélé en octobre 2004, il n’ pas loupé l’occasion de narguer une fois ‘ de plus ses adversaires politiques : «Qui sont-ils ces » magiciens « qui feront du Cam.eroun un paradis d’un seul coup de baguette magique ?». A plusieurs autres occasions, les président de la République a dessiné un Cameroun qu’il aura lui-même toutes les peines du monde à reconnaitre. Sauf à bien intégrer la sagesse qui enseigne que «les promesses des politiciens n’engagent que ceux qui y croient».



« …Il ne peut y avoir de développement sans démocratie, de même qu’il ne peut y avoir de démocratie véritable sans développement.

Notre parti le RDPC est né des exigences de liberté et de démocratie du peuple camerounais, après vingt ans de régime autoritaire. Nous n’avons pas attendu que la démocratie apparaissent aux peuples de l’Est de l’Europe comme un principe universel, pour nous rendre compte qu’elle était la seule voie pour l’apprentissage de la liberté et du développement.

Il y a cinq ans nous jetions à Bamenda, les fondements du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais. Notre but : rechercher ensemble des solutions adaptées à l’œuvre de construction nationale. Le RDPC était appelé à devenir, certes, une grande formation politique, mais aussi un acteur de premier plan dans la création d’une nation camerounaise unie, abolissant les clivages ethniques, linguistiques ou religieux.

Jamais, depuis mon accession à la magistrature suprême et fort de votre soutien, je n’ai démenti notre volonté commune libérale et démocratique.

Nous poursuivons donc notre marche en avant vers une démocratie avancée. Mais nous le faisons à notre rythme en fonction de nos moyens, en tenant compte des contingences propres à notre pays.

Concrètement, cette marche vers la démocratie s’est déjà traduite en actes lors des différentes consultations électorales qui ont émaillé la vie politique de la nation :

– En 1986, lors de l’élection des premiers responsables des organes de base de notre parti,

-en 1987, lors des élections municipales, -en 1988, lors des élections législatives et présidentielle,

-et récemment encore, lors du renouvellement des organes de base du RDPC, avec la pluralité des candidatures et la totale liberté d’expression.

Le RDPC a apporté une contribution décisive à l’avancée des idéaux de liberté et de démocratie, par la participation massive de ses militantes et de ses militants.

Notre parti est solide. Mais notre démocratie, née il y a seulement 5 ans, en est encore à ses balbutiements. Pour se rassurer, il faut savoir qu’une démocratie se construit jour après jour et qu’aucune n’est à l’abri d’un faux pas.

Nous franchissons des étapes nécessaires ; trop lentement peut-être, au goût de certains, mais nous avançons sûrement et sur la bonne voie. Pour que notre démocratie vive longtemps, elle doit avoir des fondations solides. Cette construction doit se faire en préservant les acquis de l’unité nationale, dans la paix et la stabilité, dans le respect de la loi et de l’ordre, en préservant nos mœurs et nos traditions.

Mais je vous invite à réfléchir sur la signification profonde de la démocratie… Qu’est-ce que la démocratie ?

La démocratie c’est avant tout la liberté : -liberté de la presse, -liberté d’opinion,


-liberté d’association, -élections libres.

En sommes-nous si éloignés ?

La démocratie se définit aussi par : -l’indépendance de la magistrature, -le respect des droits de l’homme.

En sommes-nous si éloignés ?

Mais ces libertés sont définies dans un cadre, et il ne faut jamais oublier que la liberté de l’un finit où commence celle de l’autre, et c’est là le domaine de la loi.

La liberté a ses limites et ses contraintes, on ne peut pas faire n’importe quoi ou mener un pays à l’anarchie au nom de la liberté.

Nous n’en avons pas le droit.

La démocratie, c’est aussi le respect de la loi, car un peuple et un Etat ne sont forts que quand les lois sont fermes, appliquées avec rigueur et respectées par tous.

La démocratie, c’est aussi le respect des droits et des idées de l’autre ; l’acceptation des différences et de l’autre ; la réciprocité des obligations des uns vis-à-vis des autres.

Nous ne sommes pas si éloignés de nos idéaux de démocratie et de liberté, mais, nous devons toujours aller de l’avant et faire en sorte que ce qui est un idéal se transforme en réalité.

C’est dans cet esprit que nous avons libéré une grande partie des personnes impliquées dans les événements du 06 avril 1984. Et nous allons, dans un avenir proche, faire un nouveau pas dans le sens d’une démocratie plus avancée encore, ainsi :

-la liberté de la presse renforcée,

-la loi sur les associations sera complètement révisée dans un sens libéral,

-la législation d’exception sera abolie,

-une commission des droits de l’homme verra le jour,

-les restrictions à la libre circulation des Camerounais seront levées,

-et. une déréglementation est dores et déjà mise au point afin de libéraliser les activités sociales et économiques du pays.

Dans cette perspective, le rôle dévolu à notre parti sera essentiel : le RDPC devra être le creuset d’où naîtrons les grandes idées qui permettrons à notre pays de se développer harmonieusement.

Garant de la démocratie devant le peuple, il sera responsable de l’unité nationale. Symbole de la marche de tout un peuple, il devra fonctionner comme l’école de la démocratie, où chacun devra se remettre personnellement en question pour se perfectionner.

– C’est lui qui devra montrer lè chemin vers’ plus de démocratie. C’est à lui que revient la charge de mobiliser le peuple sur les grands débats qui tiennent à cœur les Camerounais. Le parti doit être le moteur de notre développement ! Il doit être le réservoir d’idées au service de la nation ! Il doit être un exemple, dénoncer tous les abus et contribuer à la répression de la fraude et de la corruption ! Il doit faire admettre que la loi doit être respectée, car sans ordre, une démocratie ne peut être viable ‘

Etre à l’écoute de la nation, réfléchir, informer, convaincre, enseigner, agir, aider telles doivent être les tâches quotidiennes de chacun.

N’oublier jamais que le parti doit seryn le peuple et non utiliser le peuple ! La mission qui vous attend est haute et exaltante.

Nous ne devons pas hésiter à nous remettre en question ou à remettre en cause certaines structures qui ne seraient plus bien adaptées. Notre parti doit être un parti de mouvement, de dynamisme pour faire toujours mieux, pour voir toujours plus loin. Chacun d’entre nous doit être un exemple pour le peuple camerounais.

Ainsi et ainsi seulement s’accomplira la démocratie et les générations de nos enfants seront fières de nous !

Mais, chers camarades, il faut bien considérer que ce qui est bon pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Il faut bien considérer aussi que d’autres valeurs de référence peuvent exister II faut bien considérer aussi que d’autres courants de pensée existent, qu’il faut prendre en compte, combattre ou intégrer.

Notre parti est fort, certes, mais il doit dès aujourd’hui se préparer à affronter .me éventuelle concurrence. Sachez donc vous y préparer, en défendant vos idéaux de paix, de liberté, de tolérance. Vos meilleures armes sont votre sincérité et votre foi dans l’idéal démocratique.

N’oubliez pas que si la critique est aisée, l’art est difficile. En toutes circonstances, gardez un moral de vainqueur, ce n’est qu en y croyant, et-si nous sommes convaincus de notre victoire que nous réuissirons»

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