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General News of Tuesday, 1 June 2021

Source: www.camerounweb.com

Les militants du RDPC ont envoûté Biya - Marcel Olivier Ndi

Marcel Olivier Ndi Marcel Olivier Ndi

•Selon Marcel Olivier Ndi, des membres du RDPC ont envouté Paul Biya.

•Selon ce cadre du militant MPCN, Paul Biya a son tour envouté les Camerounais.

•Marcel Olivier Ndi a fait cette déclaration sur ABK Radio ce matin.


'Ce sont les Camerounais, les militants du RDPC qui ont envoûté Biya, à travers les pouvoirs à lui transférer et les appels à se représenter. Par ailleurs , lorsqu'on observe aussi le comportement des proches collaborateurs, élus et la population en proie au mentorat, ou à la cooptation, on peut conclure que c'est Paul Biya qui envoûte les camerounais', a déclaré M. Ndi ce mardi 1 juin dans l'émission ABK Matin.

A bien observer comment le Cameroun est gouverné depuis les absences prolongées du chef de l'Etat ont est bien tenté de donner raison au sieur Ndi, même si la théorie de l'envoutement n'est pas rationnelle.

Marcel Olivier Ndi n'est pas un acteur politique de premier rang, mais il est tout de même connu pour ses points de vues équilibrés et son franc-parler. Dans une récente tribune, il tire aussi bien sur les acteurs politiques de l'opposition et du pouvoir.

Voici l'une de ses dernières tribunes

Ces leaders politiques, tous des dictateurs à peine voilés…
Quelque chose me surprend chez les hommes politiques de ce pays. Tous disent promouvoir la démocratie, mais construisent indiscutablement autour d’eux une armée de publicitaires dévouée à l’encensement dithyrambique de leur personne, au détriment du projet de société de leur parti politique qui est sensé être le référent prioritaire pour le choix d’un candidat.

Ce procédé est pourtant bien connu des dictatures, où l’armée de fanatiques et d’adeptes donne des distinctions triomphalistes et divinisant en l’honneur du chef de leur parti politique. Voilà pourquoi, au lieu d’adhérer à un parti existant, ces gens préfèrent en créer, ou toiletter au maximum le parti politique dans lequel il milite. Ceci, dans l’optique d’éliminer toute voie non alignée ou dissidente.

Tenez par exemple, Adolf Hitler était le Fürher (Guide) ; Mussolini était le Duce (leader) ; Mebutu était le Roi du Zaïre (Roi dans une République) ; Ahidjo était le père de la Nation. Aujourd’hui, Paul Biya est l’homme lion, le plus sage, (il a d’ailleurs des créatures). Pour les PCRNistes, Cabral Libii est l’ouragan et les MRCistes quant à eux, Maurice Kamto tantôt le pape du droit, tantôt le messie. Bref, ce sont des demi-dieux, sans faute, en qui le peuple doit soumission et révérence, où la critique de leurs décisions est un blasphème.

Ce triomphalisme crée chez ces hommes politiques, un ego surdimensionné au point où se conforte en eux, le progiciel de l’irremplaçabilité et la soif d’un pouvoir ad vitam aeternam s’imposant comme vital à la survie du pays tout en entier.

Du coup, tous les collaborateurs deviennent des béni-oui-oui, mettant en scène la gouvernance par le kongossa où les profiles de carrière relèvent non pas de la compétence, mais du pouvoir discrétionnaire du demi-dieu omnipotent.

C’est précisément pour cette raison fondamentale qu’est entretenu dans nôtre pays, la réalité des hommes forts au détriment des institutions fortes. C’est aussi ce qui explique la prolifération des partis politiques. Chaque individu en quête de leadership crée sa part qui mourra plus ou moins rapidement de sa propre mort. Ainsi, le décès de ces demi-dieux entraine automatiquement la mort de leur parti politique.

Ce constat est une véritable maxime dans toutes les dictatures du monde. A titre d’exemple, La Nazi d’Adolf Hitler a disparu après lui, tout comme le PSI de Mussolini, le MPR de Mebutu, l’UNC d’Amadou Ahidjo. Par contre dans les véritables démocraties, les leaders passent et les partis politiques demeurent.

C’est le cas des Républicains, des Démocrates, le PS en France. Il n’y a que le Dictateur Sarkozy qui s’est essayé en vain. Jamais, je dis au grand jamais, les chef de parti politique dans de véritables démocraties n’ont eu ces encensement élogieux, frisant la divinisation malgré leurs prouesses. Le cas d’Angela Merkel est le plus parlant.

Donc, dans ce pays tous ces hommes politiques sont porteurs des projets dictatoriaux. Ils se foutent du peuple. Voilà pourquoi ce jour en Algérie la réalité d’un Président sans peuple en remplacement d’un peuple sans Président s’est imposé du fait du ras-le-bol de cette imposture perdurant.

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