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Actualités of Friday, 4 June 2021

Source: www.camerounweb.com

Les frasques de Louis Paul Motaze dans les indemnisations des riverains du port de Kribi

Le ministre est accusé d'avoir mal géré l'indemnisation des riverains du port de Kribi.

Il a reversé 10 milliards 774 millions aux détenteurs de faux titres fonciers

Les réels bénéficiaires ont été floués


L’affaire des indemnisations des riverains du port en eau profonde de Kribi n’arrête pas de tarauder les esprits des ayants droits. Depuis plus de 10 ans, ils réclament toujours à cor et à cri de rentrer dans leurs droits. Tout commence le 6 février 2009, l’État du Cameroun déclare zone d’utilité publique les territoires situés entre Kribi et Campo dans la région de l’Océan. Sur ce territoire, un vaste projet va naitre, celui du port en eau profonde de Kribi.
Informé de l’existence futur d’un projet d’envergure, des dignitaires du régime, dont Louis Paul Motaze, en complicité avec les membres de la commission de pilotage du projet de construction du port en eau profonde de Kribi constitué des représentants de plusieurs ministères vont s’octroyer des titres fonciers. Malgré le fait que ces nouveaux détenteurs des titres fonciers n’ont jamais habité ces espaces et qu’ils sont inconnus de tous les riverains. Louis Paul Motaze va manœuvrer pour que ceux-ci soient dédommagés en premier. Les propriétaires des 44 faux titres fonciers établis entre le 6 avril 2009 et le 30 novembre 2010, percevront 4.821.356.625 FCFA, soit 44,7 % d’une enveloppe de 10.774.638.375 FCFA, débloquée sur le budget du ministère de l’Economie et de l’aménagement du territoire.

Le cri des ayants droits

Le plus dramatique dans l’affaire des indemnisations du port en eau profonde de Kribi est que les réels ayant droit ont été lésés. Jusqu’à ce jour, ils continuent de revendiquer que justice soit faite. Dans une lettre datant de 2018 et adressée au chef de l’Etat, les populations riveraines ont indiqué qu’elles ont été flouées par le comité que dirigeait l’actuel ministre des Finances. Les fins limiers de la police judiciaire et de DGRE qui avaient été déployés sur le terrain pour s’enquérir de la situation ont rendu un rapport qui accable essentiellement le comité de gestion que pilotait Louis Paul Motaze.