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General News of Wednesday, 13 January 2021

Source: focusmedia-afrique.net

Les changements attendus autour de l’établissement de la CNI

Après la sortie du Délégué Général à la Sûreté Nationale, beaucoup d’usagers attendent voir sur le terrain du concret se réaliser les mesures annoncées.

La question de carte nationale d’identité au Cameroun fait couler beaucoup d’encre et de salive, du fait du casse tête chinois que constitue son obtention.

Il faut désormais attendre tout au moins deux ans, voire la décrépitude du récépissé de demande de la carte nationale d’identité. Sur la toile , l’impatience a commencé à se faire sentir, donnant ainsi naissance aux mouvements associatifs de revendications nommés « JeVeuxmacni » ou encore « Association des sans papiers du Cameroun ».

Le premier mouvement orchestré par Anne Féconde NOAH, femme politique, interpelle fortement le gouvernement camerounais à résoudre le problème et à délivrer les cartes nationales d’identités. C’est à croire que cette interpellation est arrivée à destination, d’où la sortie de la délégation générale à la sûreté nationale, via un communiqué de presse signé des mains de son patron, Martin Mbarga Nguele, en fin de semaine dernière. Le DGSN, dans son propos reviendra tout d’abord sur un rappel historique en ces termes : « En date du 9 Août 2016, sur autorisation du Président de la République, un nouveau système de sécurisation de la nationalité camerounaise a été mise en place à la délégation générale à la sûreté nationale. Cela faisait suite aux graves défaillances et aux nombreux dysfonctionnements observés dans l’ancien système mis en place en 1994 » .

La suite sera une réponse autour des retards observés dans la production des CNI. Sur cette question, il est évoqué le chiffre de trois millions, représentant les camerounais ayant volontairement changé des éléments de leur filiation, se retrouvant ainsi en situation de multiples identités et autres usurpations.

Toujours est-il que, des camerounais en situation régulière n’arrivent pas à obtenir le précieux césame, à l’exemple de monsieur Hubert M, rencontré au commissariat du 3ème arrondissement de Yaoundé, qui a laissé entendre ce qui suit : « je suis à la cinquième prorogation de mon récépissé, j’ai d’ailleurs collé le papier derrière faute d’espace pour signer ». C’est d’ailleurs le lieu de rappeler qu’il est à sa deuxième demande de titre d’identité après péremption de la première CNI. La situation est tellement préoccupante tel que le relève le Communiqué signé de Martin Mbarga Nguele, qui fait d’ailleurs une annonce forte selon laquelle, les unités de production des cartes nationales d’identités restées très actives malgré les difficultés, produisaient dix mille cartes nationales d’identités par jour, désormais, elles produiront quinze mille cartes par jour. En exhortant par ailleurs ceux des citoyens donc les cartes sont disponibles et en souffrance dans les commissariats à les récupérer. Cependant le peuple reste dubitatif sur la qualité des services de la direction générale à la sûreté nationale en ce qui concerne les titres d’identités.

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