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xxxxxxxxxxx of Saturday, 8 May 2021

Source: camerounweb.com

Les Conseillers municipaux désavouent Ketcha Courtes

Les Conseillers municipaux ont désavoué Ketcha Courtes. L'activisme de Mme le ministre pour imposer un de ses affidés comme maire du chef-lieu du Ndé a lamentablement échoué, montrant combien elle est coupée des populations.

Que cherche vraiment Célestine Ketcha Courtes à la mairie de Bangangté ? Elle qui, après y avoir ceint l'écharpe tricolore, a été appelée à de plus hautes charges lui imposant de s'occuper d'affaires nationales, et non locales ? Non contente d'avoir essayé de semer le bordel au sein du RDPC dans le Ndé, faisant naître la zizanie et entretenant les divisions avec un machiavélisme rarement observé, l'hôtel de ville de Bangangté a été sa dernière cible. Sa tentative de faire main basse sur la mairie en remplaçant le défunt titulaire par un de ses factotums a connu un peu cuisant échec. Pour remplacer feu le Maire Kouamo, il n'était nul besoin de sondage pour réaliser que tous les regards se tournaient vers Éric Niat, qui avait le meilleur profil de l'emploi parmi les conseillers municipaux. Foulant aux pieds cette volonté populaire, dame Courtes décida de se lancer dans la bataille et, à défaut de pouvoir compétir elle-même, suscita une autre candidature pour barrer la voie à quelqu'un qu'elle ne peut influencer. C'est ainsi qu'un certain Jean Lambert Tchoumi challengea M. Niat lors des primaires organisées le dimanche 02 mai dernier a dans le chef-lieu du Ndé, et mordit la poussière. Le seul fait, nous assure-t-on, qu'il était poussé en avant par madame le Minhdu suffisait à le disqualifier dans les esprits, la preuve ayant depuis été faite que seule la satisfaction des ambitions personnelles intéresse cette dernière, même s'il faut pour cela qu'en souffre l'intérêt général.

Coup de bec dans l'eau

À l'issue de ces primaires supervisées par une commission ad hoc dépêchée sur le terrain par le Comité central du RDPC, M. Tchoumi le candidat malheureux, qui de toute évidence ne croyait guère en ses chances, fut le premier à reconnaître sa défaite et se retirer, au grand dam de celle qui l'instrumentalisait. Madame le ministre aurait pu faire contre mauvaise fortune, bon cœur. Mais avec l'agitation bouillonne qui est sienne, elle a décidé de poursuivre insidieusement son douteux combat, avec une des armes qu'elle affectionne particulièrement : sa langue acérée, toujours bien prompte à la délation et aux médisances ne reposant sur rien de fondé. L'objectif à atteindre sans s'embarrasser de scrupules, étant de détruire politiquement ses adversaires, rivaux réels ou supposés.

Aussi se sera-t-elle, après avoir vu son poulain mordre la poussière, précipitée à Yaoundé pour noircir le portrait d'Éric Niat, dans l'espoir que le Comité central du RDPC invalide sa candidature au poste de Maire. Comme un prestidigitateur consommé ayant bien préparé son tour de passepasse, elle sortit de son giron le nom d'une autre conseillère municipale, Mme Nana. Cette candidature aurait un double mérite, affirma Mme Courtes : promouvoir l'approche genre en faisant consacrer une femme, et redonner au village Bamena la mairie, dont le défunt Maire était un ressortissant. Évidemment ces arguments étaient des plus spécieux, cousus de fil blanc. Où étaient ces bonnes résolutions lorsqu'elle poussait en avant un homme, non Bamena ?
Le propre frère de Mme Courtes, DSK, n'arrête de la mettre en garde. Lui qui vient encore, à la faveur de ces primaires en vue de doter Bangangté d'un nouveau Maire, d'écrire à sa sœur pour l'amener à résipiscence. Il dit n faire là que son devoir, même s'il se déclare convaincu que ses conseils resteront lettre morte. Car à l'en croire, ce n'est pas la sérénité qu'elle pourrait susciter au-dehors, alors que parmi les siens propres, c'est-à-dire sa famille nucléaire, elle cultive toutes les pratiques allant à l'encontre des valeurs d'amour et de paix.

Sous le sceau de l'anonymat, un conseiller municipal de la commune de Bangangté nous explique : "Ketcha Courtes sent sûrement sa sortie prochaine du gouvernement, voilà pourquoi elle veut mettre quelqu'un à la mairie, pour pouvoir mieux reprendre le poste quand on la chassera de Yaoundé. Elle prépare son retour, mais ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'elle n'est plus rien ici. Entre temps, les yeux de tout le monde se sont ouverts sur elle, et ses larges sourires ne tromperont plus personne".

Un des responsables de la section RDPC enfonce le clou, lorsqu'il nous confie : " Avec les récents travaux d'amélioration de la voirie urbaine à Bangangté, nous disons à nos militants et aux autres que c'est le travail du régime, avec un gouvernement d'abord RDPC. Que ceux qui ne l'ont pas encore fait, rejoignent nos rangs. Maveun Courtes vient détruire ce travail de fond fait à la base en présentant ces travaux de construction ou d'entretien des routes comme son travail à elle seule. Elle donne même l'impression que l'argent est sorti de sa poche ! On voit bien qu'elle n'œuvre pas pour le parti, elle s'en sert seulement. Voyez le goudron neuf devant chez elle. Le bitume aurait pu continuer, passer par Bafounda jusqu'à ressortir sur l'axe lourd au niveau de Banekane, ce qui aurait fait une ceinture autour de la ville. Mais non, l'asphalte s'arrête exactement devant la propriété de Mme le ministre, sans qu'elle en ait honte. Quelqu'un d'autre aurait pu faire semblant en augmentant même quelques dizaines de mètres".

Il est impossible que quelqu'un sur lequel les populations nourrissaient beaucoup d'espoirs, déçoive autant sans en pâtir d'une manière ou d'une autre. Les masques ont depuis fini de tomber, mettant à nu ceux qui grenouillent dans le noir pour saper l'œuvre du président Paul Biya, tout en clamant un soutien qui, pour sûr, n'est que de façade. Contrairement à d'autres qui ont toujours fait preuve de fidélité et d'engagement sans faille pour le triomphe du Renouveau.

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