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General News of Wednesday, 2 June 2021

Source: www.camerounweb.com

Les 12 prêtres assassinés sous Paul Biya depuis 1982

Les enquêtes n’ont pas connu de suite Les enquêtes n’ont pas connu de suite

Depuis son accession au pouvoir au moins 12 prêtres ont été tués au Cameroun

Les enquêtes n’ont pas connu de suite

Le régime en place ferme les yeux devant ces crimes

Il y a presque 4 ans, le corps de l’évêque de Bafia, Mgr Jean-Marie Benoît Balla, a été repêché dans les eaux de la Sanaga. Si cette mauvaise nouvelle a fait le tour du monde, elle est venue s’ajouter à une longue série de prêtres morts au Cameroun dans des circonstances jamais élucidées. En 1997, l’abbé Philippe Ambassa était accueilli dans un hôpital parisien, brûlé au deuxième degré après avoir échappé à une tentative d’assassinat. Avec ses visiteurs, il évoquait la liste, déjà trop longue, de religieux qui avaient eu moins de chance que lui : l’abbé Joseph Mbassi, retrouvé mort à Yaoundé en 1988. Le père Antony Fontegh, tué à Kumbo (Nord-Ouest) en 1990, Mgr Yves Plumey, assassiné à Ngaoundéré (Nord) en 1991, les sœurs Marie Germaine et Marie Léone, tuées et violées à Djoum en 1991, et le père Engelbert Mveng, tué à Yaoundé en 1995…

Complicité de l’Etat

Depuis 1982, ils sont douze à avoir perdu la vie dans des circonstances troubles, sans que des responsables aient été désignés. Dans le cas de l’assassinat de Monseigneur Balla, l’Église avait demandé que toute la lumière soit faite. Tout en exigeant que l’État rende publics les résultats de l’enquête, Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala et président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, avait dénoncé « un clergé persécuté par des forces obscures et diaboliques » qui cherchent à ternir son image.

Le père Jésuite Ludovic Lado dénonçait à son tour que « dans nos pays, les enquêtes sont abandonnées dès lors qu’elles impliquent des personnes haut placées, déplore Ludovic Lado. On sait aussi certains hommes d’Église très proches des cercles du pouvoir,» . Ludovic Lado rappelle que la seule histoire ouvertement politico-religieuse que le Cameroun ait connue est celle du père Albert Ndongmo, évêque de Nkongsamba, dans les années 1970.

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