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General News of Sunday, 6 September 2020

Source: NSEKE ESSOMBE Guillaume

Le pasteur Essombe répond à Tanko Amadou

Je viens de lire des contres vérités intolérables dans l'interview de ce monsieur dans le journal en ligne lecamerounaisinfo, qui devraient d'ailleurs être qualifiées de mensonges éhontés.

1. Tanko remonte leur arrivée à Bonassama à avant le traité Germano-Douala, en la situant entre 1840-1850. C'est tellement invraisemblable qu'il devrait essayer de restructurer son mensonge la prochaine fois. À cette époque-là, il n'y avait pas un seul nordiste à Bonassama.

2. En tant que groupe allogène, il n'a aucun droit de se mêler des problèmes internes de la communauté qui les héberge. Or il assujettit sa collaboration avec le chef de Bonassama à celle de celui-ci au chef des Bele Bele. De quoi se mêle-t-il? Si je comprends bien, mon locataire va soumettre le payement de mes loyers à la qualité de ma relation avec mon père ? S'il a acheté la conscience du chef Bele Bele, il n'en est pas de même pour le chef de la communauté qui les abrite depuis de longues années.

3. Qu'on ait attribué un espace aux haoussas pour enterrer leurs morts ne devrait-il pas être un motif supplémentaire de reconnaissance envers les Douala ? Au lieu de quoi c'est devenu un bras de fer avec le soutien de l'administration post coloniale. Le peuple Sawa n'est plus prêt à laisser passer de tels actes irrévérencieux envers aucune de leur communauté.

4. Monsieur Tanko Amadou dit que les haoussas, du fait qu'ils vivent en harmonie et bénéficient de plusieurs largesses parmi les Bonassama fait d'eux les Haoussas de Bele Bele. Mais que c'est beau ! Dans ce cas, qu'ils fassent une demande d'adoption totale par la communauté, ce qui suppose renier leurs us et coutumes et adopter celles de céans. Ils devront s'initier à nos traditions et les observer à la lettre. Et comme nous ne sommes pas des musulmans, qu'il commence pour preuve de bonne foi par détruire leur lieu de culte, troquer leur gandoura au pagne et faire une proclamation solennelle d'allégeance au peuple Douala. Nous serons très heureux de les amener au Wouri pour un bain baptismal et initiatique.

On pourrait pousser plus loin l'analyse de cette interview, mais à quoi bon ? Nous sommes ici en présence d'un problème de souveraineté, et le peuple Sawa, les Douala, les fils de Bonassama entendent désormais remette les pendules à l'heure.

NSEKE ESSOMBE Guillaume,
Pasteur rebelle.

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